• Visite d'une exposition de sculptures :

    Les Camille Claudel de la Piscine

     * Sculptures de Camille Claudel

    à « La Piscine » à Roubaix

    En novembre 2017 a eu lieu chez « Artcurial » une vente aux enchères historique du dernier ensemble d’œuvres appartenant à la famille de Camille Claudel et provenant de la collection des héritiers de la sœur de l’artiste, Louise de Massary.

    Douze des dix-sept œuvres mises en vente ont pu être préemptées et entrer ainsi dans les collections des musées français où elles pourront être admirées par un large public.

    C’est ainsi que « La Piscine », après l’acquisition de « L’Homme penché » et le dépôt de « La petite Châtelaine à la natte courbe », organise une exposition du 14 février au 1eravril 2018, intitulée « Les Camille Claudel de La Piscine » et propose aux visiteurs de (re)découvrir les 8 sculptures de l’artiste conservées à Roubaix.

    Ce mardi 27 mars 2018, nous nous sommes rendus à Roubaix, à « La Piscine » afin de découvrir ces quelques sculptures de Camille Claudel.

      * Sculptures de Camille Claudel  * Sculptures de Camille Claudel  * Sculptures de Camille Claudel  * Sculptures de Camille Claudel

    Photos Clio

    « La Petite Châtelaine à la natte courbe » et « L’Homme penché » sont tous deux dévoilés pour la première fois au public depuis leur arrivée dans les collections du musée. Les deux œuvres seront montrées dans une des salles du parcours permanent, réaménagée pour l’occasion, aux côtés des autres sculptures de Camille Claudel présentes dans les collections du musée. Cette exposition temporaire « Les Camille Claudel de La Piscine » fait écho à la grande rétrospective de 2014 : Camille Claudel (1864 – 1943). Au miroir d’un art nouveau qui avait eu un grand succès à « La Piscine ».

    Parmi les richesses du musée « La Piscine », l’ensemble des œuvres de l’artiste est assurément un élément fondamental. En effet, entre « La Piscine » et Camille Claudel c’est une grande histoire d’amour qui commence en 1994 avec le dépôt par le Centre National des Arts Plastiques du « Buste d’Auguste Rodin ». En 1995, le musée fit l’acquisition exceptionnelle de « La Petite Châtelaine » grâce à l’État, la Région et une souscription publique qui a mobilisé de nombreux contributeurs privés. Ce buste, considéré comme la Joconde du musée, fit rapidement la fierté des Roubaisiens et devint l’un des emblèmes du musée.

    À l’ouverture de « La Piscine », en octobre 2001, le musée assuma avec force son engagement pour la sculpture notamment en présentant sa grande galerie de statuaire dans le bassin de la piscine réhabilitée et continue d’année en année à enrichir sa collection Claudel.

    En 2005, avec l’aide du Fonds Régional d’Acquisitions pour les Musées, le musée acquit « Les Causeuses » et « Chienne rongeant un os ».

      * Sculptures de Camille Claudel   * Sculptures de Camille Claudel Photos Clio

    En 2007, « Torse de femme accroupie » entra dans les collections avec l’aide de la Société des Amis du Musée, de l’État, de la Région et de plusieurs mécènes.

    En 2008, avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées et le mécénat du CIC Nord-Ouest, « l’Implorante » intégra la collection. Cette histoire d’amour continue et se transforme même en véritable conte de fée !

    Il s’agit de la dernière exposition avant la fermeture pour 6 mois de réaménagement et la réouverture du musée agrandi à l’automne 2018. A cette occasion « La Piscine » a mis en ligne l’ensemble du fonds des Camille Claudel du musée sur sa base numérique illustrée et enrichie accessible ici.  8 sculptures présentées :

     * Sculptures de Camille Claudel

    Buste d’Auguste Rodin, 1888
    Bronze, H. 39,5 ; L. 25 ; Pr. 27 cm
    Dépôt du Centre National des Arts Plastiques en 1994

     

       * Sculptures de Camille Claudel  * Sculptures de Camille Claudel

    La Petite Châtelaine, 1895-1896
    Marbre, H. 44,2 ; L. 36 ; P. 29 cm
    Achat avec le soutien de l’État (Fonds du Patrimoine), de la Région Nord-Pas-de-Calais (Fonds régional d’acquisition des musées) et l’apport d’une souscription publique en 1996.

     

     * Sculptures de Camille Claudel

    Les Causeuses1893-1895
    Plâtre, H. 24 ; L. 30 ; P. 27 cm
    Achat avec le soutien de la Région Nord-Pas-de-Calais (Fonds régional d’acquisition des musées) en 2005.

     

     * Sculptures de Camille Claudel

    Chienne rongeant un osvers 1893
    Plâtre patiné, H. 16 ; L. 22 ; P. 10 cm
    Achat avec le soutien de la Région Nord-Pas-de-Calais  (Fonds régional d’acquisition des musées) en 2005.

     

     * Sculptures de Camille Claudel

    Torse de femme accroupie, vers 1884-1885
    Bronze, H. 35 ; L. 21 ; Pr. 19 cm
    Achat avec le soutien de l’État (Fonds du Patrimoine), de la Région Hauts-de-France (Fonds régional d’acquisition des musées) et de la Société des Amis du musée en 2007.

     

     * Sculptures de Camille Claudel   * Sculptures de Camille Claudel

    Étude pour L’Implorante, 1890-1907
    Bronze, H. 55,5 ; L. 21 ; Pr. 18 cm
    Achat avec le soutien de la Région Hauts-de-France (Fonds régional d’acquisition des musées) et du CIC Nord-Ouest en 2008.

     

     * Sculptures de Camille Claudel

    L’Homme penché, vers 1886
    Plâtre d’atelier provenant vraisemblablement d’un moule à creux perdu, H. 43,2 ; L. 16,5 ; Pr. 28cm
    Achat avec le soutien de l’État (Fonds du Patrimoine), de la Région Hauts-de-France (Fonds régional d’acquisition des musées) de la Société des amis et du Cercle des mécènes de La Piscine, le soutien d’une amie du musée et un apport significatif du CIC Nord-Ouest en 2017.

     

     * Sculptures de Camille Claudel

    La Petite Châtelaine à la natte courbe, 1892-1893
    Plâtre, H. 33 ; L. 28 ; P. 22 cm
    Dépôt d’un collectionneur privé au musée de Roubaix en 2018.

    Les dix dernières photos sont de Arnaud Loubry et Alain Leprince

    J'ai personnellement été intrigué d'apprendre que Camille Claudel avait été internée... 

    Voici un résumé de sa vie qui permet de comprendre les circonstances de cet internement.

    Camille Claudel

    Née à Fère-en-Tardenoise (France) le 08/12/1864 ; morte à Montdevergues, près de Villeneuve-lès-Avignon (France) le 19/10/1943.
    Camille Claudel se passionne très tôt pour la sculpture. Convaincue qu'elle en fera son métier, la jeune fille se rend à Paris et devient l'élève d'Auguste Rodin. Elle se perfectionne rapidement, montre un talent remarquable pour cet art mais demeure dans l'ombre de son maître. On l'accuse de le copier et sa relation amoureuse avec l'artiste n'arrange en rien sa réputation. Après la rupture du couple, la critique ne reconnaît toujours pas son talent, malgré toutes ses productions de qualité (la Valse, 1893 ; Clotho, 1893 ; l'Âge mur, 1899). Camille Claudel cherche pourtant à s'affranchir de Rodin. Elle sombre dans l'isolement et souffre également de l'éloignement de son frère, l'écrivain Paul Claudel, parti aux Etats-unis. Elle sculpte encore et expose ses œuvres en 1905 à la galerie Blot. Mais elle semble de plus en plus gagnée par la folie et la paranoïa. En 1913, au lendemain de la mort de son père, sa mère décide de l'interner de force. Camille Claudel passera le reste de sa vie en hôpital psychiatrique. 

     

    Mise en page : A. B.


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  • Visite de l’exposition

    HÉROS DE FIL ET DE BOIS 

    (MARIONNETTES)

     * Héros de fil et de bois

    Au Musée de l’Hospice Comtesse à Lille

    Le musée de l’Hospice Comtesse présente depuis le 8 décembre 2017 et jusqu’au 15 avril 2018 une exposition qui fait revivre l’histoire des marionnettes à tringle du Nord de la France.

     * Héros de fil et de bois

    Divertissement des ouvriers, les marionnettes à tringle sont les symboles d’une authentique culture populaire, celle de l’histoire industrielle de Lille et de Roubaix, lorsque les gens de peu s’en allaient « al’ comédie » puiser un peu de rêve et de gaieté.

    Dans la salle des malades sont mis en scène plus de 70 marionnettes et des costumes, accessoires, affiches, peintures et photographies ainsi que deux castelets, ces scènes où le spectacle se déroule.

     * Héros de fil et de bois

     * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois

    Photos de Clio

     * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois  

    Photos de Clio

     * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois

    Photos de Clio

     * Héros de fil et de bois

    Lafleur, Sandrine et Polichinelle

    Si le cri du sonneur de cloche appelant au spectacle ne résonne plus dans les rues des cités, les marionnettes restent les symboles d’une authentique culture populaire et la mémoire des jours de fête où les ouvriers s’en allaient après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement « al’ comédie ! » puiser un peu de rêve et de gaité.

    Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s’instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s’évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup.

    Avant d’être détrôné par le cinéma, l’art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au 19ème siècle et au début du 20ème siècle.

    Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849 – 1936) et Louis Richard (1850 – 1915). À travers ces figures principales, c’est un monde merveilleux que l’exposition proposée par le Musée de l’Hospice Comtesse de Lille fait revivre.

    Sur la scène de leurs castelets respectifs s’animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Orson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P’tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l’ouvrage qui l’accompagne entreprennent de réveiller. 

    Lydéric et Phinaert sont deux personnages liés à la légende de la fondation de la ville française de Lille.

     * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois

    Photos empruntées sur Internet

    Aux alentours de l'an de grâce 620, le prince de Dijon, Salvaert, se rend au Royaume d'Angleterre accompagné de sa femme, Ermengaert, alors enceinte. Lors de leur trajet dans les Flandres, ils tombent dans une embuscade tendue par le seigneur local, le géant Phinaert. Celui-ci fait assassiner le prince et ses hommes, tandis que Ermengaert s'enfuit et trouve refuge auprès d'un ermite dans la forêt. Elle accouche d'un fils qu'elle confie à ce dernier. L'ermite nourrit l'enfant au lait de biche, l'élève, et le baptise de son propre nom : Lydéric.

    Devenu adulte, Lydéric apprend la vérité sur son passé et retrouve la trace de Phinaert à la cour du roi Dagobert 1er à Soissons. Le 15 juin 640, au terme d'un duel judiciaire, Lydéric passe le géant Phinaert au fil de son épée et venge ainsi ses parents. Les terres de Phinaert échoient à Lydéric sur lesquelles il fonde la cité de Lille.

    Les processions des géants, représentations de plusieurs mètres de haut, manœuvrées par des porteurs, sont connues à Lille depuis le milieu du 16ème siècle. Les premières mentions connues des noms de ces géants, Lydéric et Phinaert, remontent à 1821. Ces processions perdurent encore aujourd’hui lors de la braderie.

    Ces deux personnages fondateurs sont sculptés par Carlo Sarrabezolles au pied du beffroi de Lille.

     * Héros de fil et de bois

    Une légende aux origines de la ville (Photo empruntée sur Internet)

    Une légende, celle de Lydéric et Phinaert, situe la fondation de la cité de L'Isle en 640. La première mention écrite de la ville (Castrum Illense = château de l'île) figure dans la relation d'une expédition en 1054 de l'empereur Henri III contre le Comte de Flandre Baudouin V, traditionnellement considérée comme le premier siège de Lille.

    La charte de consécration de la collégiale Saint-Pierre, en 1066, est le plus ancien document historique complet. Elle a fait l'objet d'une récente traduction par le professeur Stéphane Lebecq. Ce document atteste de l'existence d'une ville constituée dont l'origine remontait au moins aux environs de l'an 1000. 

    Valentin et Orson est un roman de chevalerie rattaché au cycle carolingien.

      * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois

    C'est l'histoire de deux frères jumeaux, abandonnés dans les bois en bas âge. Valentin est élevé comme un chevalier à la cour de Pépin le Bossu, alors qu'Orson grandit dans la tanière d'une ourse et devient un homme sauvage des bois. Les deux frères seront amenés à se combattre sans savoir qu'ils sont frères, ce qu'ils découvriront plus tard par le biais d'un oracle. Les deux hommes finissent par sauver leur mère Bellisant, sœur de Pépin et épouse d'un empereur étranger qui l'a injustement répudiée, de l'emprise d'un géant nommé Ferragu de Portingal.

    Jacques Linflé et P’tit Morveux

     * Héros de fil et de bois  * Héros de fil et de bois Photos empruntées à Internet

    Morveux Courtelapette dit P'tit Morveux, Dominique Platellette, Jacques Linflé dit Gros Jacques (Théâtre Louis Richard)

    Nous avons ainsi pu découvrir plus de soixante-dix comédiens de bois et leurs castelets et à la rencontre du fabuleux savoir-faire de ces montreurs de marionnettes.

     * Héros de fil et de bois

     

    Photo de Clio

    A.B.

    Renseignements pratiques :

    Lien : https://www.lilletourism.com/musee-lille/musee-de-l-hospice-comtesse.html 

    Lien : https://www.lille.fr/Evenements/Heros-de-fil-et-de-bois-marionnettes

    Héros de fil et de bois

    Marionnettes de Lille et de Roubaix

    Du 08 décembre 2017 au 15 avril 2018

    Musée de l'Hospice Comtesse - Hauts-de-France

    32, rue de la Monnaie, 59000 Lille

    Entrée exposition : 5 € / 4€ 
    Gratuité pour les demandeurs d’emploi, - 12 ans, Amis des Musées de Lille, ...

    Lundi de 14h à 18h
    Mercredi au dimanche de 10h à 18h
    Fermé le lundi matin et le mardi toute la journée


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  • Visite du Musée de Flandre à Cassel - Département du Nord - France

    Nos photos personnelles

    1. Exposition "La Figure, reflet de l'âme"

    " Incarner le divin "

         * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  

    Noli me tangere

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Vierge à l'enfant

    " Le portrait d'apparat "

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Le mystère demeure à plus d'un titre concernant cet enfant : son identité tout d'abord n'est à ce jour pas dévoilée. D'après son riche costume, composé d'une fraise en dentelle à l'aiguille et d'une jaque dont la manche est surmontée d'un manteau à manche flottante, il s'agit certainement d'un prince de sang noble, d'environ quatre ou cinq ans.Le réalisme de ses traits, si ce n'est l'oreille qui paraît au contraire esquissée, ses grands yeux bruns ou son nez en trompette témoignent du talent de l'artiste. mais l'attribution reste en suspens : le catalogue des collections du Musée des Beaux-Arts de Dunkerque de 1870 mentionne le nom de Cornelis de Vos. Certains historiens de l'art ont également été tentés d'y voir la main de Frans Pourbus le Jeune.

    Tête d'enfant (Artiste inconnu) - Affiche de l'exposition (Photo A.B.)

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso          * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

                                                                               Portrait d'homme (Adriaen Thomasz Key)       Portrait de femme (Frans Pourbus le Vieux)

    (Photos Francine G. - Clio)

    Le portrait d'homme, ci-dessus, est caractéristique de la production d'Adrien Thomasz Key : c'est d'abord la précision quasi-photographique de la représentation qui interpelle. Chaque ride, chaque poil de barbe, chaque cheveu sont traités avec une extrême minutie, donnant une impression d'ensemble ultra-réaliste. Pour servir cette image, le cadrage est très resserré, offrant une vision plutôt austère de ce bourgeois anonyme. Le costume très strict s'inscrit dans la mode de cette seconde moitié du 16ème siècle. Le visage, vu de trois-quarts, se détache sur un fond sombre, où seuls les carnations, les cheveux et la fraise en taffetas, oscillent entre des nuances de gris et une blancheur immaculée.

    " Le portrait bourgeois "      (Photos Francine G. - Clio)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Portrait de Ferdinand d'Autriche (Antoon van Dijck)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

      Portrait de femme (David Teniers le Jeune)

    " Les études de têtes "    (Photos Francine G. - Clio)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     

    Portrait d'Henriette Marie de France (Frans Pourbus le Jeune)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  

                 Tête d'homme (Frans Floris I)                 Portrait d'un home (Jan van de Venne)         Tête de vieillard (Frans Floris I)                Tête de vieillard (Antoon van Dijck)

    " Les portraits de genre "    (Photos Francine G. - Clio)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     La "dispute" des quatre "Apôtres"

    Les Évangélistes sont représentés ici avec leur attribut :

    coin inférieur droit : l'homme ailé ou l'ange représente saint Matthieu,

    coin supérieur droit : l'aigle désigne saint Jean,

    coin supérieur gauche : le taureau représente saint Luc

    coin inférieur gauche : le lion (souvent ailé) saint Marc

    En haut et au centre, la colombe représente l'Esprit-Saint.

     Par le signe qu'il effectue de sa main gauche, saint Jean montre qu'il est un initié.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     

     

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso   * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso   * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

             Les joueurs de cartes (Gillis Van Tilborgh)                                 Les joueurs de cartes (Théodore Rombouts)                             Le joueur de luth (Théodore Rombouts)

    2. Collections permanentes du musée

    Section "Pouvoir et justice"

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Représentation des quatre vertus cardinales (Photos A.B.)

    La Prudence (un miroir et un serpent), la Tempérance (deux récipients avec l'eau passant de l'un à l'autre), la Force (un glaive) et la Justice (une balance)

    Section "Soumission et colère"

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Scènes représentant différentes batailles ou sièges de villes (Photos Francine G. - Clio)

    Section "Entre terre et ciel"

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Vue du Château de Mariemont - (Photos Francine G. - Clio)

    Section "Mesure et démesure"

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Schijtmanneke - (Photo A. B.)

    3. Le Musée récemment rénové (Photos de Francine G. - Clio)

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Façade arrière du bâtiment rénové

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Cour intérieure

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso   * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    La façade principale

    Mise en page : A. B .


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  • Entre Lille et Dunkerque, Cassel est un superbe bourg planté au sommet d'une colline, rare monticule dans un pays plat comme la main. En son centre se trouve le somptueux Musée de Flandre, ouvert en 2010, premier du genre consacré uniquement à la richesse culturelle de la Flandre des deux côtés de la frontière. Installé dans un ancien palais du 16ème siècle, dont la vue sur la plaine est époustouflante, le musée présente un panorama significatif de la peinture flamande.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Le Musée de Flandre (Photo Francine G. - Clio)

    Nous en connaissions l’existence, mais lors de nos visites précédentes à Cassel, le musée était en pleine rénovation.

    Ce dimanche 19 novembre 2017, nous sommes retournés à Cassel, au musée de Flandre voir l’exposition

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    « La figure, reflet de l’âme »

    Le musée départemental de Flandre, situé à Cassel, 26 Grand-Place en France, à un jet de pierre de la frontière et de notre domicile, propose jusqu’au 1er avril 2018, en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Dunkerque, une nouvelle exposition, un parcours qui nous a permis de découvrir l’évolution de la représentation de l’être humain par quelques peintres flamands

    Le seul musée consacré uniquement à mettre en lumière la richesse de l’identité culturelle flamande se trouve, paradoxalement, de l’autre côté de la frontière dans le nord de la France, à Cassel !

    L’Hôtel de la Noble Cour, une ancienne châtellerie entièrement restaurée, abrite le musée départemental du Nord. Ce très beau musée, qui a rouvert il y a sept ans, propose, en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Dunkerque, une nouvelle exposition qui ne se réduit pas au genre du portrait.

    À l’ère où le « selfie » est devenu une mode, cette exposition nous invite à réfléchir sur le visage et sa représentation par des peintres flamands aux 16ème et 17ème siècles. Que les allergiques au portrait se rassurent, cette exposition ne se penche pas uniquement sur ce genre, mais plus largement sur la représentation humaine dans la peinture flamande !

    Incarner le divin

    En préambule, les visiteurs sont appelés à découvrir la nouvelle acquisition du musée, une huile sur bois maniériste : « L'arrestation du Christ », une œuvre significative du courant anversois et attribuée au « Maître de 1518 » identifié comme étant Jan Mertens van Dornicke. Cette œuvre constitue le point de départ de l’exposition : « Comment incarner le divin ? ».

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Malgré les Dix Commandements qui interdisent à l’être humain de dresser des effigies à l’image de Dieu, le Christ a été très tôt représenté. Cette première œuvre nous fait entrer dans le vif du sujet : quels traits les peintres flamands ont-ils choisi de donner au Christ ? En effet, l’exposition s’intéresse tout d’abord à la figure du Christ, dont les traits sont immédiatement reconnaissables, contrairement à la plupart des personnages bibliques et mythologiques, identifiables grâce à leurs attributs.

    Malgré la fureur iconoclaste de la Réforme visant à détruire les images de Dieu et des saints pour éviter d’en faire des idoles, ils sont quelques-uns à oser incarner le divin. De rares sources existent, comme la lettre (finalement apocryphe) de Lentulus, gouverneur de Judée avant Ponce Pilate ou l’Évangile selon saint Jean.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Le peintre flamand du 15ème siècle Albrecht Bouts fait ainsi de son « Christ couronné d’épines », un homme pâle, aux cheveux bruns bouclés et à la barbe évanescente. Ce tableau fera l’objet de nombreuses répliques.

    Mais comment distinguer les Saints ou les personnages de la mythologie ? Les artistes ont eu recours à une codification précise qui s’exprime à travers des attributs. Jupiter apparait par exemple avec un aigle et Junon avec un paon.

    Quittant la sphère religieuse, le propos s’arrête ensuite sur le portrait d’apparat et les œuvres de Frans Pourbus, son meilleur représentant. Ici, point de liberté mais la recherche d’un « hyper-réalisme » à la manière photographique. On se base sur le modèle. Le visage a un poids : il sert à diffuser l’image du prince à ses sujets, à perpétuer son souvenir ou... fournit des informations physiques en vue d’un prochain mariage.

    Le parcours aborde ensuite le portrait des nobles, entre valorisation du pouvoir et ressemblance avec le modèle, dont le nom ne nous est pas toujours parvenu. Ainsi, l’identité du jeune garçon, qui figure sur l’affiche de cette exposition, demeure un mystère, malgré les nombreuses recherches des commissaires !

    Dès le début du 15ème siècle, les bourgeois, fiers de leur statut social, imitèrent cette pratique, comme l’autoritaire dame âgée, accompagnée de son chien, magnifiquement portraiturée par Frans Floris I en 1558. Comme les souverains, les bourgeois demandent rapidement à avoir leur portrait. Les premières représentations seront réalisées sur des retables d’église, c’est le cas de « M. et Mme Leys, bouchers », peints par le Bailleulois Jan De Reyn. Sur un fond volontairement sombre, rides, poils de barbe ou cheveux sont traités avec une extrême minutie.

    La dernière section détaille la pratique par les peintres flamands de l’étude de tête et montre comment un même modèle pouvait être repris dans différents tableaux. Le sourire édenté, les yeux révulsés, le nez rouge, « La Rieuse » de Van de Venne n’inspire pas la joie mais la misère de sa condition. Le visage sert, cette fois, à dépeindre, voire critiquer une réalité sociale.

    En quelque cinquante œuvres, dont la plupart issues du musée des Beaux-Arts dunkerquois, l’on redécouvre la richesse du visage et sa faculté à nous ouvrir l’au-delà.

    A travers une cinquantaine d’œuvres on découvre l’évolution de la représentation de l’être humain qu’il soit réel ou imaginaire que ce soit le christ, un roi, un riche bourgeois, un enfant ou un vieillard.

    Depuis les Primitifs, les peintres flamands se caractérisaient par un réalisme sans concession, mais aussi, et peut-être surtout, par un réel talent de physionomiste pour précisément faire surgir à la surface de la peau, l'âme du modèle.

    Lien vers nos photos personnelles

    Le portrait d’apparat

    Outre la figure du divin, un autre but du portrait était de diffuser largement l’image du prince et de perpétuer son souvenir, il sert aussi à fournir des informations sur le physique des époux potentiels en vue d’un mariage. C’est le cas du portrait d’apparat.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Un exemple classique est ce « Portrait de Ferdinand d'Autriche » peint par Antoon van Dyck.

    Frans Pourbus le Jeune est un des meilleurs représentants du genre. On peut aussi admirer le « Portrait d’Henriette-Marie de France », saisissant de réalisme.

    Juste à côté une tête d’enfant qui sert aussi d’affiche à l’exposition. Ce portrait est entouré de mystère, on ignore l’identité de cet enfant âge de 4 ou 5 ans et dont le riche costume indique qu’il s’agit certainement d’un prince de sang. Le réalisme de ses traits, si ce n’est l’oreille qui parait esquissée témoignent du talent de l’artiste qui est aussi demeuré inconnu.

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    Le portrait bourgeois

    Si le droit de se faire portraiturer fut réservé durant des siècles aux saints et aux souverains, dès le début du 15ème siècle ce privilège s’ouvre également aux bourgeois. Ils apparaissent d’abord en tant que donateurs sur les retables d’églises dont le sujet concerne un épisode religieux. Dans la seconde moitié du XVIème siècle les règles très strictes en matière d’habillement et d’étiquette sont reprises à grande échelle dans les anciens Pays-Bas.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Ainsi sur ces « Trois têtes masculines » de Frans Pourbus le Jeune, on est frappé par la précision quasi-photographique de la représentation. Chaque ride, chaque poil de barbe ou chaque cheveu sont traités avec une extrême minutie.

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    Les études de têtes

    A la fin du 16ème et au début du 17ème siècle, Rubens, Van Dyck et Jordaens exécutent aussi des études de têtes. L’objectif est de constituer un catalogue dans lequel leurs collaborateurs pourront puiser pour réaliser des compositions religieuses ou mythologiques. Ces modèles sont pour la plupart issus de l’entourage proche du peintre. Ainsi cette tête d’un homme barbu attribuée à Antoon van Dyck qui est exceptionnelle avec un regard d’une rare intensité. Ce portrait, comme le dit le titre de l’exposition, est le reflet d’une âme.

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Tête d'un homme barbu. A ce jour, l'attribution à van Dyck de ce panneau n'a pu être confirmée. Mais le traitement exceptionnel de ce visage et plus particulièrement de ce regard d'une rare intensité, suggère la main d'un grand artiste. L'identité du sujet demeure un mystère. Van Dyck réutilise ici la figure de l'homme âgé, motif de prédilection en peinture. Pourquoi ce type de personnage en particulier ? Parce qu'il peut être tour à tour apôtre, prophète, roi biblique ou dieu fleuve. La tête soutenue par une main, ce regard tourné vers le ciel, le départ de ce drapé rouge pourraient évoquer un saint, Jérôme, l'un des premiers sujets religieux exécutés par Van Dyck en 1615 certainement d'après des oeuvres de Rubens.

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    Les portraits de genre

    Enfin, la dernière section explore le portrait de genre. Dès le début du 16ème siècle, Pieter Breughel l’Ancien et surtout son fils Pieter Breughel le Jeune en sont les spécialistes : jeux, intérieurs de taverne où l’on boit et où l’on fume, joueurs de carte ou de musique. Adriaen Brouwer ou David Teniers le Jeune mettent en scène paysans ou artisans dans des compositions chargées de retranscrire leur quotidien. Le sourire édenté, les yeux révulsés, le nez rouge, « La Rieuse » de Van de Venne n’inspire pas la joie mais la misère de sa condition. Le visage sert, cette fois, à dépeindre, voire critiquer une réalité sociale, aux antipodes du portrait d’apparat ou bourgeois.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    La Rieuse. Sous le nom "Pseudo-van de Venne" furent regroupés un certain nombre de tableaux attribués à Jan van de Venne, mais c'est seulement en 1978 que Jacques Foucart l'a définitivement identifié. Il serait né à Malines vers 1604. Il se spécialise dans les scènes de genre et les têtes d'expression caricaturales. C'est sous le prisme d'un réalisme sans concession que nous apparaît ce portrait de femme. Le sourire édenté, les yeux révulsés, les rides profondes, le nez rouge témoignent du poids des années et de la misère de sa condition, aux antipodes du portrait de cour ou bourgeois.

    Cette jolie exposition étant de taille modeste, nous avons pu profiter de cette occasion pour découvrir la présentation repensée des collections permanentes et les huit œuvres déposées à Cassel, par le musée des Beaux-Arts de Dijon, pour une durée d’un an.

    Le musée départemental de Flandre vient d’acquérir une œuvre impressionnante de Simon de Vos, peintre anversois qui s’est illustré à la fois dans les scènes de genre et les portraits.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Dans cette « Scène galante », les deux personnages principaux sont représentés pratiquement grandeur nature, ce qui leur confère une présence imposante. Le traitement des visages, le rendu des émotions sont particulièrement bien représentés.

    Ce portrait de très belle qualité, représentatif du mouvement baroque vient enrichir les collections du musée en lien avec la thématique de la gourmandise. Nous avons pu le découvrir dans la salle n° 8 (la cuisine) du parcours permanent du musée. 

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    L’exposition « La figure ou le reflet de l’âme » se visite au musée départemental de Flandre, 26, Grand-Place à Cassel jusqu’au 1er avril 2018, du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, le dimanche de 10h à 18h. 

    Présentation générale du musée

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

     

    Le Musée de Flandre - (Photo Francine G. - Clio)

    Le musée est situé à Cassel, petite ville étonnante, à mi-chemin entre Lille et Dunkerque, proche de la frontière belge et du pays de Marguerite Yourcenar. Moins de 3000 habitants vivant dans cette ville ancienne, perchée sur une colline escarpée, à 176 m d’altitude, le point le plus élevé de la région. Quand on y arrive, on traverse d’abord un hameau appelé « Petit Bruxelles », et, ensuite, apparaît la route pavée et sinueuse comme une route de montagne qui mène au sommet à une place bordée de maisons séculaires. De Cassel, on domine toute la plaine. Et, du nouveau musée, on découvre les grandes étendues flamandes et leurs ciels infinis de lourds nuages, exactes copies des paysages des tableaux flamands.

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    La ville a une longue histoire et des traditions bien ancrées. C’est à Cassel que Louis XIV a remporté la victoire décisive sur les Pays-Bas et récupéré la Flandre en 1677. C’est à Cassel et, tout proche, à Steenvoorde, qu’ont surgi la révolte des villes flamandes au début du 15ème siècle et, ensuite, la révolte des Gueux en 1566. C’est à Cassel que le maréchal Foch établit son Q.G. d’octobre 1914 à avril 1915. Le nouveau musée de Flandre a d’ailleurs dû incorporer une salle à la gloire du maréchal, même si elle paraît étrange dans un parcours consacré à la Flandre ! Car les habitants de Cassel tenaient à ce qu’on garde le souvenir du passage du héros de la Grande guerre.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Statue du Maréchal Foch sur le Mont Cassel

    Le projet de musée est né il y a treize ans et a dû vaincre bien des obstacles pour se réaliser. Le département du Nord joua le rôle décisif pour un musée qui a coûté jusqu’ici 7 millions d’euros, auxquels s’ajoute 1,5 million pour construire des réserves, 1,2 million depuis 2007 pour l’achat d’œuvres d’art et 0,5 million pour la restauration d’œuvres. Une somme très importante pour un musée qui vise 50 000 visiteurs par an.

    Le musée s’est installé dans l’Hôtel de la Noble-Cour, siège de l’ancienne châtellenie fondée en 1218 par Jeanne de Flandre (La châtellenie est au Moyen Age l’unité la plus petite du découpage administratif. Elle désigne le territoire sur lequel le maître du château exerce ses droits liés, à Cassel, aux moulins présents). Le bâtiment date du 16ème siècle et fut classé monument historique en 1910. La rénovation a demandé deux ans de travaux et un démontage complet et délicat, car, disaient les architectes, « la dame est âgée et fragile ».

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

     

    Le Musée de Flandre - (Photo Francine G. - Clio)

    La façade avant (photo) est de style maniériste italien alors que l’arrière, avec ses briques et ses volets rouges, est typiquement flamand. De la cour et du jardin, on a une vue superbe sur la plaine flamande. La cour servira aussi à des spectacles tandis que le jardin sera fait d’une collection d’espèces végétales de la région. A l’intérieur, on trouve des boiseries anciennes, diverses, et un style hétéroclite.

    Le musée de Flandre a tiré parti de tous les mélanges auxquels il était confronté : un bâtiment ancien d’époques variées, des collections diverses incluant un cabinet de curiosités, des tableaux et des meubles. Le visiteur est alors invité à un parcours dans une muséographie élégante à travers les salles, les genres et les époques qui parlent du « génie » flamand et de ses caractéristiques : esprit frondeur, paysages, religiosité, dérision. Les pieds dans la boue et la tête dans l’infini du ciel.

    Le parcours, ni chronologique, ni thématique, est basé sur quatre binômes censés exprimer la Flandre.

    Le premier chapitre, « Soumission et colère », rappelle les affrontements fréquents avec les pouvoirs. On y voit des tableaux anciens de la bataille de Cassel ou l’énorme tableau académique sur les Casselois face à Philippe le Bon, plongés dans la tempête et les marais. Un tableau de 6 x 3 m qui fut peint par Francis Tattegrain en 1887. Il avait planté son immense toile au milieu des dunes à Berck plage !

    Le volet « Entre terre et ciel » est centré sur la dévotion et le paysage avec, entre autres, un beau primitif flamand récemment acquis qui se trouvait au 15ème siècle dans l’église Notre-Dame de Termonde où l’on voit le donateur Joos Vandendamme, les yeux clos signifiant sa mort. Un tableau rare avec cette iconographie et qui, de plus, a conservé son cadre d’origine. On découvre aussi un « Saint-Christophe » de Joachim Patinier (avec peut-être Quentin Metsys), et d’autres tableaux intéressants.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    « Saint-Christophe » de Joachim Patinier

    Dans chaque salle, il y a aussi des œuvres contemporaines qui ouvrent la réflexion et qui ont été réalisées parfois spécialement pour le musée, comme ce superbe tableau de Thierry De Cordier. Un tableau de « verdure folle », qu’il sous-titre, « Lors la beauté s’enfuit », où on distingue un trou noir dans la verdure à côté d’une illumination, le néant et la lumière.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Le chapitre « Mesure et démesure » reprend un cabinet de curiosité avec ses pièces paléontologiques diverses à côté d’un Panamarenko et de deux hiboux de Jan Fabre, exprimant « les messagers de la mort décapités ». Il est frappant de revoir des œuvres de Fabre, De Cordier ou Van Caekenberg dans un tel contexte, qui montre bien la parenté que ces artistes entretiennent avec l’histoire de l’art flamand.

    Enfin, le dernier chapitre parle de « l’ostentation et la dérision », autres caractéristiques flamandes, selon le musée, avec par exemple une grande statue du « Schijtmanneke », un homme déféquant. Leo Coppers y a déposé une œuvre faite d’un tas de lingots d’or, dont on ne sait s’ils sont vraiment faux et l’artiste a volontairement laissé un lingot sur le sol, sans protection, pour tenter le diable ! On retrouve là les doubles des deux géants de Cassel, Reuze-Papa et Reuze-maman, auxquels tiennent les habitants.

    Au final, le musée a réussi à donner une image variée et non caricaturale de la culture flamande, en profitant de quelques belles pièces de ses collections.

    Ce musée est le seul à se consacrer uniquement à la mise en lumière de l’identité culturelle de la Flandre, déclinée à travers une collection pluridisciplinaire présentée de manière originale, mêlant une grande richesse d’œuvres et objets d’art, ancien et contemporain.

    Il n’est en rien un outil de propagande. C’est une initiative du département du Nord, en France, qui a massivement investi dans un lieu chargé d’histoire et de riches collections. Car la France a aussi sa Flandre : la Flandre intérieure et la Flandre maritime, à la frontière belge, de Lille à Dunkerque.

    Ce musée ne se contente pas de la Flandre française mais ouvre les frontières et parle de toute la Flandre, mais il se situe en dehors de toute récupération politique. Il n’est pas lié à nos problèmes belges, ni porté par une revendication identitaire régionaliste ou linguistique. Mais, bien sûr, pour chaque objet, chaque cartel a des explications en français et néerlandais, et l’équipe du musée s’est mise à l’étude intensive du néerlandais !

    Guy Duplat & Sandrine Vézillier

    Propos retravaillés et synthétisés par A. B.

    Références :

    http://deredactie.be/cm/vrtnieuws.francais/magazine/1.3083470

    http://www.lalibre.be/culture/arts/le-musee-de-flandre-mais-en-france-51b8c33ee4b0de6db9bd2d63

    http://www.lefigaro.fr/voyages/2012/04/10/03007-20120410ARTFIG00534-voir-le-nord-en-peintures.php


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  • Voici quelques photos personnelles prises à l'exposition consacrée au peintre

    Jean-François Millet

    au Palais des Beaux-Arts de Lille

     * Exposition Millet - Photos personnelles   * Exposition Millet - Photos personnelles

                                      Femme faisant paître sa vache                                                           L'homme à la houe

     * Exposition Millet - Photos personnelles   * Exposition Millet - Photos personnelles

                                                 L'Angélus                                                                                      L'automne

      * Exposition Millet - Photos personnelles   * Exposition Millet - Photos personnelles

                                                    Le printemps                                                                  Bergère avec son troupeau

     

     Photos A. B.

     


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