• 08

    Le mobilier de la Collégiale

    Les espaces intérieurs de la Collégiale frappent par leur ampleur et leurs proportions.

    On peut y voir :

    • une belle chaire de vérité de Laurent Delvaux (18ème siècle) :

    La chaire de vérité de la collégiale date de 1772. Elle a été réalisée  en marbre et en bois. Laurent Delvaux a entamé cette chaire de vérité à l’âge de 74 ans. Il était assisté pour la sculpture du bois par le sculpteur ornemaniste Philippe Lelièvre et par le menuisier Nicolas Bonnet.

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

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    Laurent Delvaux a sculpté le groupe représentant le Christ et la Samaritaine conversant au puits de Jacob, ainsi que les trois médaillons illustrant les paraboles du semeur, de l'enfant prodigue et du père de famille.

    La superstructure de style baroque et les décors de la cuve et des escaliers de tendance Louis XVI se côtoient harmonieusement en un ensemble impressionnant.

    Cette chaire résume l’art du sculpteur Delvaux qui, en utilisant le contraste du marbre blanc et du bois vernis, combine harmonieusement les différents mouvements stylistiques : le baroque, le rococo et le néo classicisme.

    • de remarquables stalles en style « Renaissance » :

    Trente-deux stalles en chêne et leurs pupitres, de style Renaissance, réalisés pour les chanoinesses de Sainte-Gertrude et terminées en 1566, constituent un véritable ensemble architectural. Ces stalles étaient destinées aux chanoinesses qui assistaient aux services religieux dans le chœur des dames.

    Les éléments décoratifs sont extraits du répertoire païen propre à l’époque. Ces stalles ont été éparpillées lors de la suppression du chapitre à la fin du 18ème siècle, restaurées puis rétablies par l’artiste ébéniste Christian Patriarche. Elles témoignent de l’existence dans la collégiale d’une communauté religieuse dont Gertrude fut la première abbesse.

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    • et les vestiges du joyau d’orfèvrerie qu’était la châsse gothique de Sainte Gertrude, détruite en 1940.

    Une châsse contemporaine (datant de 1982), qui contient les reliques de sainte Gertrude, est l’œuvre de l’artiste Félix Roulin. Elle remplace la châsse gothique de 1298 qui fut détruite dans l’incendie du 14 mai 1940.

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    Cette châsse moderne, construite en acier inoxydable est décorée en argent et en bronze. Elle se compose d’un coffre central qui contient les reliques et quatre volumes qui transforment l’allure générale de la châsse en fonction de son utilisation.

    Placée sur un char à l’occasion du tour Sainte-Gertrude, la châsse montre 36 panneaux en argent. 

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     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    Au centre du chœur occidental se trouve un beau retable qui représente la « Conversion de Paul sur le chemin de Damas », datant de 1735. C’est une remarquable sculpture en chêne de Laurent Delvaux, reflétant l'attitude dynamique du personnage. Ce retable provient de l'ancienne église Saint-Paul de Nivelles.

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

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    Détail                       -       Le retable vu d'en haut       -                   Détail 

    Ce retable est entouré des représentations de 4 Pères de l’église :

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                      Saint Augustin                                    Saint H….........                                  Saint Ambroise                                Saint Grégoire

    Quelques œuvres de Laurent Delvaux

    Les œuvres de Laurent Delvaux (1696 – 1778) sont le témoignage du faste décoratif que connut la Collégiale durant le 18ème siècle et jusqu’au bombardement de 1940.

    Laurent Delvaux, né à Gand, est un sculpteur de premier plan renommé pour sa façon de réaliser la synthèse harmonieuse des divers courants artistiques du 18ème siècle.

    Installé à Nivelles, il exécuta des commandes officielles comme sculpteur de la cour de Charles de Lorraine et des commandes religieuses émanant du chapitre de la Collégiale.

    De part et d’autre de l’entrée du chœur occidental se trouvent deux œuvres en chêne de Laurent Delvaux datant de 1750 environ :

    • à droite, la statue de Sainte Gertrude, fondatrice de l'abbaye de Nivelles. La sainte est figurée de façon triomphante en dehors de toute anecdote iconographique.

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    • et, à gauche, la statue de Pépin l’Ancien, dit Pépin de Landen, père de Sainte Gertrude. Il est vêtu à la manière d’un empereur romain.

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    Ces statues se trouvent à l’endroit où la construction de la Collégiale débuta, au début du 11ème siècle, contre un avant-corps occidental du 10ème siècle.

    Dans le transept occidental se trouvent encore exposés quatre statues en chêne représentant les Apôtres Pierre, Paul, André et Jacques-le-Majeur.

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     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    Saint Pierre portant les clés du paradis, le coq du reniement à ses pieds

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    Saint Paul tient en main le glaive de son martyre

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    Saint André appuyé sur la croix (X) de son martyre

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    Saint Jacques-le-Majeur représenté en pélerin avec la gourde, les coquilles et le bâton

    Au fond de ce transept occidental nord, une chaire de vérité en chêne provient de l'ancienne église des Carmes, dont le groupe sculpté figure le prophète Élie au désert, nourri par l'ange, vers 1740 - 1745. 

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    Au même endroit : une belle sculpture en bois peint en blanc, représentant l’Agneau de l'Apocalypse, allongé sur le livre aux sept sceaux, datant d’environ 1760.

     * 08 - Le mobilier de la Collégiale   * 08 - Le mobilier de la Collégiale

    Statue de saint Jean l'Évangéliste à côté de l'Agneau de l'Apocalypse

    Dans une chapelle latérale de la nef septentrionale se trouve une belle statue de la Sainte Vierge.

    L’image de la Vierge jeune, présentée nu-tête et les mains jointes, sans attribut solidaire de la sculpture, est exceptionnelle.

    L’auteur de « la Vierge de la Collégiale de Nivelles » doit être recherché parmi les maîtres actifs dans les dernières années du 15ème siècle, dans l’entourage immédiat de Jean Borman.

    Elle est désignée comme étant une « Vierge debout de l'Assomption ou de l'Annonciation ».

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    Synthèse de recherches mise en page par A. B.

    Fin du reportage. Bonne visite réelle de la Collégiale et de la ville de Nivelles !

    Source :

    http://theworldoli4.canalblog.com/archives/2010/05/01/17755126.html


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  •  03

    Nivelles sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle                                                                                                                                        * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    Les traces du Chemin de Saint-Jacques sont nombreuses dans la ville de Nivelles et dans sa collégiale

    • Un petit monument funéraire, encastré dans un pilier de la nef centrale de la Collégiale, illustrant un pélerin face à Sainte-Gertrude au pied du Calvaire, témoigne des périls encourus au cours de cette longue pérégrination. En outre, le 25 juillet, c'est un phénomène curieux qui s’y déroule et qui cultivera le souvenir des pélerins autant que le monument restera en l'état. Un des piliers nord, côté occidental, contient une niche discrète abritant une petite statue représentant un pélerin de Compostelle. Et chaque année, le jour de la Saint-Jacques, entre 11 heures et 12 heures, un rayon de lumière, venant de l'une des deux fenêtres du transept, frappe la statue, mettant brièvement l'humble pélerin en lumière...

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    • Dans le bras nord du transept occidental de la Collégiale de Nivelles, une sculpture en chêne du 18ème siècle de Laurent Delvaux (1696-1778), artiste nivellois renommé, représente Saint Jacques identifiable à ses attributs traditionnels : le chapeau à large bord et le manteau orné de coquilles, son bâton, sa besace et sa gourde.

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    • Sur les cloches exposées dans le cloître apparaissent plusieurs représentations de saint Jacques.

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle  * 03 - Sur le chemin de Compostelle  * 03 - Sur le chemin de Compostelle

      * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    • Dans la ville, on rencontre une Impasse Jacquet, dont je n’ai pas trouvé l’origine exacte, un quartier Saint-Jacques non loin du Parc, avec son « Kfé St Jacques ».

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle        * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    • Et non loin de la Grand-Place, ne pas manquer le café « Le Pélerin » et la pâtisserie « Jacques Jacquet » !!! Avec tout cela, Nivelles est de loin la ville belge où l’on trouve le plus de traces – réelles ou symboliques – du pélerinage.

      * 03 - Sur le chemin de Compostelle         * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    • Une autre statue en bois datant du dix-huitième siècle est exposée au Musée Communal. Cette statue proviendrait de l’église paroissiale dédiée à Saint-Jacques-le Majeur, située en haut de la rue de Mons. Des fouilles récentes ont permis de remettre à jour les vestiges de cet important édifice religieux déjà mentionné au 13ème siècle et détruit en 1813.

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle

    • Dans le quartier du Petit-Saint-Jacques, un refuge-hôpital, sis à l’angle des rues du Wichet et Bayard, réconforta jadis les Jacquets des soins du corps et de l’âme. Les actuels habitants de cette « Commune Libre » célèbrent d’ailleurs chaque année la fête de leur saint patron, fixée au 25 juillet, date de son martyre.

     

    Au Moyen Age déjà, l’abbaye de Nivelles, dont la fondation remonte au septième siècle, fut une étape obligée sur le Chemin de St Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins de passage, en provenance du nord et de l’est, à plus de 2 000 kilomètres de leur but, s’y recueillaient sur les reliques de Sainte-Gertrude et recevaient l’hospitalité du chapitre.

    Avec plus ou moins de vitalité, le pélerinage s’est perpétué jusqu’à nos jours et a même repris vigueur depuis quelques décennies.

    Ces derniers temps, plusieurs Nivellois ont à nouveau glissé leurs pas dans les traces millénaires de leurs prédécesseurs. De retour à la maison, ils perpétuent aujourd’hui la tradition d’accueil dont ils ont été gratifiés sur leur propre route.

    Sur base de recherches historiques, d’anciens itinéraires ont été remis à l’honneur par l’Association Belge des Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils ont fait l’objet de la publication de topo-guides et bénéficient d’un balisage matérialisé par la coquille Saint-Jacques.

    A Nivelles, se rejoignent ainsi la Voie Brabançonne, en provenance de Bruxelles, via Hal, Braine-le-Château et Ittre et la Via Gallia Belgica venant d’Hélécine, Mont-St-Guibert et Genappe. Ces deux voies fusionnent à la Collégiale Sainte-Gertrude pour poursuivre vers Binche et Maubeuge en deux variantes, par Écaussinnes et Le Roeulx ou par Chapelle-lez-Herlaimont et Mariemont.

    Dans une société en quête de sens, s’engager sur le Chemin de Saint-Jacques est une démarche spirituelle complète, à la découverte de la nature et du patrimoine, de soi-même et des autres, en quête de vérité ou d’Absolu.

     * 03 - Sur le chemin de Compostelle                                                                                                                                                  * 03 - Sur le chemin de Compostelle

     Synthèse de recherches mise en page par A. B.

    Découvrons à présent quelques éléments de l'histoire de la ville de Nivelles !

    Sitographie :

    http://www.tourisme-nivelles.be/index.php?option=com_content&view=article&id=142&Itemid=189

    http://www.radiocamino.net/belgique/via-gallia-belgica/nivelles


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  • 07

    Visite de l’intérieur de la Collégiale Sainte Gertrude de Nivelles

     * 07 - Visite de l'intérieur

     

     * 07 - Visite de l'intérieur

    Architecture intérieure

    L’axe médian s’affirme par la succession des trois arcs diaphragmes qui scandent le vaisseau, emportant le regard au-delà des croisées de transept vers l’un ou l’autre chœur. La nef comporte un vaisseau central flanqué de deux collatéraux. Couvert d'un plafond plat lambrissé, le vaisseau central largement éclairé par les fenêtres hautes est très lumineux. Les arcs-diaphragmes imposants ont une importante fonction architectonique et contribuent à la solidité de la construction.

     * 07 - Visite de l'intérieur

    Sous un plafond plat, le vaisseau règne entre deux files de neuf piliers reliés par de grands arcs en plein cintre. Un cordon continu court le long des murs goutteraux sous l’enfilade de deux fois quatre baies cintrées.

       * 07 - Visite de l'intérieur 

    La même ordonnance mais en réduction, caractérise les bas-côtés. Ici, le plafond initial a été remplacé, à la fin du 15ème siècle et au début du 16ème siècle par des voûtes sur nervures en pierre bleue, dont les clés sont peintes aux armes des abbesses.

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    Nef latérale nord                                                                                   Nef latérale sud

    Le plafond de la nef se poursuit au-dessus des croisées des deux transepts, dont les bras ont été couverts de voûtes sur nervures au 17ème siècle. Les chapelles au plan carré qui y sont greffées sont voûtées d’arêtes.

     * 07 - Visite de l'intérieur   * 07 - Visite de l'intérieur

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     * 07 - Visite de l'intérieur   * 07 - Visite de l'intérieur

    Le chœur principal, à l’est, date du 11ème siècle. Il surmonte une vaste crypte où se rassemblaient les pélerins qui pouvaient y boire l’eau d’un puits à la santé de la sainte, protectrice des voyageurs.

    Il porte le nom de chœur Saint-Pierre en souvenir du nom de la première église saint-Pierre où sainte Gertrude fut enterrée et dont les fondations sont visibles dans le sous-sol archéologique.

    Ce chœur à chevet plat couvert de voûtes d’arête depuis le début du 20ème siècle est le sanctuaire de sainte Gertrude. Sa châsse est actuellement exposée dans la chapelle Sainte-Gertrude située dans le transept oriental.

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    Le chœur oriental                                                  Le sanctuaire de sainte Gertrude

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    Le chœur oriental rénové

    Le chœur occidental, à abside semi-circulaire, est intégré dans un avant-corps monumental élevé à la fin du 12ème siècle en remplacement d’un autre plus petit.

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    Le chœur occidental

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    Le chœur occidental précédé de deux statues

    A gauche, Pépin de Landen - A droite, Gertrude

     * 07 - Visite de l'intérieur

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    Le retable de Laurent Delvaux : la " Conversion de saint Paul "

    Le dernier niveau de ce puissant volume est occupé par une salle voûtée de trois coupoles, dite « salle impériale » accessible par deux tourelles d’escaliers latérales, lors des visites guidées uniquement.

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     La salle impériale accessible par deux escaliers de 132 marches aménagés dans deux tourelles latérales et un clocher

    Le Portail méridional

    Ce portail en chêne vernis a été offert en 1739 par la chanoinesse Charlotte Emmanuelle de Poelgeest. Ce portail en chêne est lui aussi dû au sculpteur Laurent Delvaux mais il a été restauré par Christian patriarche et remis en place en 2004.

    Ce portail est rehaussé de dorures et de deux belles sculptures en chêne, allégories figurant la Force et la Prudence.

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    Le retable de Thonon

    Ce retable en marbre et albâtre date de 1623 et est l’œuvre de l’artiste Jean Thonon de Dinant.

    Ce retable destiné au chœur occidental fut déplacé vers l’endroit actuel lors de la restauration du chœur au début du 20ème siècle.

     * 07 - Visite de l'intérieur

    Il comprend neuf bas-reliefs en albâtre dont l’adoration des bergers et des épisodes légendaires de la vie de sainte Gertrude.

    A l’origine ce retable comprenait deux belles statuettes représentant sainte Gertrude et saint Pierre actuellement exposés dans la salle impériale.

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    Des peintures murales

    Quelques peintures murales qui, autrefois décoraient les murs enduits de la Collégiale ont pu être sauvées. Sur le chevet plat du chœur oriental apparaît un vestige du 14ème siècle repeint à l’huile au 16ème siècle et représentant le martyr de saint Laurent. D’autres vestiges sont conservés dans la chapelle de l’abbesse (transept occidental) et dans la chapelle Sainte-Gertrude, située au deuxième niveau de l’avant-corps.

     * 07 - Visite de l'intérieur

     

     * 07 - Visite de l'intérieur

    Gertrude de Nivelles

    Gertrude de Nivelles, née à Landen vers 626 et décédée à Nivelles le 17 mars 659, est une moniale et sainte franque. Première abbesse de l'Abbaye de Nivelles, elle est la fondatrice et sainte patronne de la ville de Nivelles en province de Brabant wallon (Belgique).

    Née en 626, elle est la fille de Pépin de Landen et d'Itte Idoberge (sainte Itte), et donc la sœur de Begge d'Andenne (sainte Begge) et de Grimoald 1er. Son père, maire du palais de Dagobert Ier roi d'Austrasie, est l'ancêtre de Charles Martel, de Pépin le Bref et de Charlemagne. Dès son adolescence, elle témoigne d'une disposition d'esprit profondément religieuse qui lui fait refuser les prétendants qui lui sont présentés. À la mort de son père, sa mère Itte, sur le conseil de saint Amand, transforme le château familial en monastère mixte dont elle devient la première abbesse.

    Peu après la fondation du monastère, elle cède sa place à sa fille qui devient abbesse. Gertrude s’implique beaucoup dans la vie religieuse. Elle se lie d’amitié avec les saints moines irlandais, Feuillien et saint Ultan.

    Animée d'une insatiable soif de savoir, elle recherche une connaissance approfondie des Saintes Écritures : le saint moine Feuillien lui est d'une aide particulière dans cette étude des Écritures. C'est de Gertrude que Saint Feuillien recevra le terrain de Fosses (Aujourd’hui « Fosses-la-Ville ») où il s'établira. Reste que Gertrude est surtout reconnue et aimée pour l’aide qu’elle apporte aux plus démunis !

    Les nombreux jeûnes qu'elle avait pratiqués la diminue physiquement si bien qu'à l'âge de trente ans elle laisse la direction de l'abbaye à sa nièce Vulfetrude qui devient abbesse. Elle meurt trois ans plus tard, à l'âge du Christ, le 17 mars 659.

    Ses restes sont inhumés dans l'église abbatiale de saint Pierre, qui prit le nom d'église Sainte-Gertrude au 10ème siècle. De Nivelles, le culte de sainte Gertrude se répandit dans le Brabant occidental, puis dans le Brabant septentrional dans les actuels Pays-Bas et le long des vallées du Rhin, de la Moselle, de l'Oise et de l'Aisne. Puis des pélerins diffusèrent son culte dans toute l'Europe, si bien qu'elle devint la sainte patronne des voyageurs et que de nombreuses églises, chapelles et hôpitaux le long des grands axes commerciaux du Saint-Empire furent placés sous son patronage.

    L'église Sainte-Gertrude est devenue une collégiale qui anime toujours le cœur de Nivelles. Les reliques de sainte Gertrude y sont conservées dans une châsse.

    Lors du « Tour Sainte-Gertrude », la châsse de la sainte est transportée sur un char en procession dans la ville et à travers champs en suivant un parcours de plusieurs kilomètres correspondant au trajet qu'effectuait l'abbesse pour rendre visite aux malades et aux pauvres. Cette procession annuelle, se déroulant le dimanche suivant la Saint-Michel, trouve ses origines au 13ème siècle et atteint son apogée au 15ème siècle. Aujourd'hui, elle attire encore de mille à deux mille pèlerins.

    Patrimoine de Gertrude et Seconde Guerre mondiale

    Le 14 mai 1940, alors que commence la Seconde Guerre mondiale, le centre-ville est bombardé par l'aviation du Troisième Reich :

    La flèche gothique de la collégiale Sainte-Gertrude, touchée par une bombe incendiaire, s'effondre en flamme. Dès 1948, des travaux de restauration de la collégiale sont entamés. Exécutés en plusieurs campagnes, ils seront achevés en 1984. À cette occasion, l'édifice retrouvera son style entièrement roman, tel qu'il était lorsque l'avant-corps à abside fut construit à la fin du 12ème siècle contre l'église abbatiale du 11ème siècle.

    La châsse de sainte Gertrude, joyaux de l'art gothique, laissée dans sa cachette que l'on croyait sûre, a malheureusement fondu sous l'effet de la chaleur de l'incendie de la collégiale. Les reliques de la sainte pourront heureusement être récupérées. Plutôt que de restaurer la châsse, trop abîmée, il fut décidé d'en confier la construction d'une nouvelle à Félix Roulin en 1978. Cette nouvelle châsse, appelée contemporaine, contient des fragments de l'ancienne châsse sur ses parois avant et arrière, et est constituée d'un élément central contenant les reliques et de quatre éléments articulés permettant de lui faire prendre trois formes (horizontale, châsse classique et verticale) suivant les circonstances.

    Les bâtiments de l'abbaye ont été détruits et ne seront pas reconstruits. Seul a été épargné et conservé le cloître du 13ème siècle autour duquel a été construit le nouvel hôtel de ville remplaçant ainsi les murs de l'abbaye qui fermaient l'extérieur du cloître avec, au sud, le mur de la collégiale.

    Synthèse de recherches mise en page par A. B.

    A présent, bonne découverte du mobilier de la Collégiale !

    Sitographie :

    http://chemindetoile.canalblog.com/archives/2008/11/27/11530911.html

    http://theworldoli4.canalblog.com/archives/2010/05/01/17755126.html

    http://m695.blogspot.be/2015/07/

    http://kidpaddleetcieglin.skyrock.com/3140682382-Jeudi-prochain-a-la-Collegial-Sainte-Gertrude-de-Nivelle.html

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gertrude_de_Nivelles


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  • 06

    Visite de l’extérieur de la collégiale Sainte-Gertrude à Nivelles

    La collégiale Sainte-Gertrude est une église romane située dans la ville de Nivelles en Belgique. Elle est l'une des plus anciennes, des plus grandes et des plus cohérentes églises romanes subsistantes. Elle fut consacrée en 1046 en présence d’Henri III empereur romain germanique et de l’évêque de Liège Wazon.

    Wazon, né vers 980 et mort le 8 juillet 1048, fut prince-évêque de Liège de 1042 à 1048. Il fut également enseignant et un important théologien. Sa vie est relatée par Anselme de Liège. En 1046, il consacra, en présence d'Henri III du Saint-Empire, la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, l'une des plus grandes églises romanes dans le domaine spirituel de l'ancien diocèse de Liège classée au Patrimoine majeur de Wallonie.

    Historique

    Cinq églises successives, bâties du 7ème au 10ème siècle ont précédé l'église romane. Sous la nef principale de celle-ci, un sous-sol archéologique permet d'en visiter les ruines.

     * 06 - Visite de l'extérieur  * 06 - Visite de l'extérieur  * 06 - Visite de l'extérieur

    La première église mérovingienne, bâtie vers 650, abrite les caveaux funéraires de la première communauté religieuse de l'abbaye de Nivelles. La dernière église, carolingienne, contient la tombe d'Ermentrude, petite-fille d’Hugues Capet.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    Après un incendie, la communauté religieuse fondée par sainte Gertrude bâtit l’église actuelle, de 992 à 1046. Par son plan bicéphale, elle appartient au style roman rhénan de tradition ottonienne : l'édifice comporte deux transepts et deux chœurs opposés. Les dimensions sont importantes : plus de 100 m d’un chœur à l’autre, 25 m de large au vaisseau, plus de 44 m au transept oriental. La pointe du clocher culmine à 50 m.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    Aujourd’hui, l’église est devenue paroissiale : les bâtiments conventuels ont disparu dans les bombardements allemands lors de la Campagne des 18 jours en mai 1940.

    La restauration de la collégiale est l'un des chantiers les plus célèbres et les plus controversés de Simon Brigode. Celui-ci parvint à imposer la construction d'un pastiche de clocher roman, qui n'avait jamais existé comme tel, en lieu et place de la flèche gothique, détruite en 1940, qui témoignait de mille an d'histoire.

    Architecture extérieure

    L'église de style ottonien

    Commencée à l'époque ottonienne vers 992, l'église a été consacrée en 1046.

    Le chevet

    L'église présente un haut chevet plat prolongé par une abside semi-circulaire qui, bien que de proportions non négligeables, semble petite en comparaison.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    Le chevet plat, percé de quelques trous de boulin, présente trois petites fenêtres cintrées à sa base. Plus haut, il est percé d'un triplet composé de trois hautes fenêtres cintrées.

    Le pignon du chevet plat laisse apparaître des poutres de bois en forme de ferme de charpente.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    L'abside semi-circulaire, couverte d'un toit d'ardoises conique, présente une fenêtre basse, alignée sur celles du chevet plat, et une minuscule baie cintrée haut placée, presque sous la corniche.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    Le transept et le Pignon de saint Pierre

    La façade du croisillon sud du transept est rythmée par quatre puissants pilastres qui, prenant appui sur le soubassement, s'élancent vers le pignon. Ces pilastres, et les arcades qui les surmontent, font saillie par rapport au plan de la façade du transept et encadrent trois hautes baies en plein cintre.

    Le pignon du croisillon, appelé « Pignon de saint Pierre », présente une remarquable ornementation sculptée qui date de la seconde moitié du 12ème siècle et a fait l'objet d'une restauration adroite dans les années 1960.

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    Cette décoration est constituée d'un étagement de cinq niveaux d'arcades aveugles dont le fond est peint dans une couleur sang de bœuf qui tranche agréablement avec la couleur grise des moellons. Le premier niveau de cette décoration est composée de baies flanquées de colonnettes, au fût lisse ou sculpté de motifs en zig-zag et au chapiteau en forme de dé, supportant des arcs en plein cintre à double ébrasement. La niche centrale, plus grande que les autres, abrite un bas-relief en remploi représentant saint Pierre assis.

    Le deuxième niveau, très différent, comporte huit paires de baies géminées à colonnettes, chapiteau en dé et arc cintré.

    Le troisième niveau est orné de deux triplets de trois baies à arc en mitre, encadrant une composition centrale faite d'une paire de baies cintrées regroupées sous un arc de décharge unique.

    Le quatrième niveau, quant à lui, est orné de deux paires de baies géminées et le dernier d'une seule.

    À tous les niveaux, sauf le premier, les écoinçons des arcs (cintrés ou en mitre) sont ornés de petits arcs en mitre.

    Le pignon du transept est également percé de nombreux trous de boulin (trous destinés à ancrer les échafaudages).

    Le massif occidental de style roman tardif

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    À l'ouest, l'église présente un puissant massif occidental (ou avant-corps) édifié à l'époque romane tardive (vers 1160-1170) à l'emplacement du « Westbau » de l'édifice carolingien antérieur.

    Ce massif occidental, qui confère à la collégiale Sainte-Gertrude sa silhouette typique, est édifié en pierres de taille assemblées en appareil irrégulier ; il est constitué de quatre éléments :

    • un massif barlong
    • une abside occidentale ou « contre-abside »
    • un clocher octogonal
    • deux tourelles latérales

    Le massif barlong

    Le massif barlong (c'est-à-dire « allongé transversalement ») présente cinq registres de hauteurs inégales, séparés par de puissants cordons de pierre.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    Le registre inférieur est percé de deux porches cintrés disposés de part et d'autre de la contre-abside. Le deuxième registre est percé de deux baies tréflées tandis que le troisième niveau est aveugle. Le quatrième registre est percé de nombreuses baies géminées à colonnettes disposées sur deux niveaux, le cinquième et dernier registre présente quant à lui une ornementation composée de sept groupes de trois baies.

    Contrairement au fameux massif barlong auvergnat qui possède deux toits en appentis de part et d'autre de la naissance du clocher, le massif barlong de la collégiale Sainte-Gertrude est couvert d'une simple toiture en bâtière.

    Le clocher octogonal

    Le massif barlong est surmonté d'un puissant clocher octogonal, construit lors de la restauration menée durant les années 1970-1980 sur un projet des architectes Simon Brigode et M. Ladrière.

     * 06 - Visite de l'extérieur

    Il comporte deux registres, l'un aveugle et l'autre très orné.

    Les huit faces du clocher sont délimitées par des colonnettes surmontées de chapiteaux en forme de dés.

    Chacune d'elles est ornée de bandes lombardes et percée d'une paire de fenêtres géminées à colonnettes et abat-sons surmontée d'un oculus.

    Le clocher est surmonté d'une courte flèche couverte d'ardoises.

    La contre-abside

    La contre-abside originale fut remplacée en 1662 par un portail baroque qui fut démonté et remonté dans le parc de la Dodaine en 1972 pour céder la place à une restitution de la contre-abside romane lors de la restauration menée durant les années 1970-1980.

    Cette abside occidentale vient s'adosser au massif barlong pour terminer de belle façon l'église à l'ouest.

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    Elle présente trois registres étagés au-dessus d'un puissant soubassement en saillie et séparés l'un de l'autre par des cordons de pierre.

    Prenant appui sur le premier registre orné de bandes lombardes et de lésènes, le deuxième registre s'orne d'arcades à colonnettes qui confèrent à la contre-abside un bel élan vertical.

    Le troisième et dernier registre de la contre-abside est orné d'une galerie naine composée de triplets de baies cintrées surmontés de modillons sculptés tantôt géométriques et tantôt anthropomorphes.

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    Les tourelles et le jacquemart

    Les derniers éléments constitutifs du massif occidental sont les deux hautes tourelles qui flanquent le massif barlong au nord et au sud.

    La tourelle sud porte le fameux jacquemart appelé « Jean de Nivelles », un automate en laiton doré de 2 mètres de haut qui date de 1400 environ et qui a été déplacé en 1617 de l'ancien hôtel de ville vers cette tourelle.

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    Ces tourelles comportent six niveaux séparés par des cordons de pierre : un premier niveau orné de bandes lombardes et de lésènes, quatre niveaux percés de simples meurtrières et enfin un sixième niveau dont la décoration est très semblable à celle du clocher (baies géminées à colonnettes, arcatures lombardes et modillons).

    L'entrée de la Collégiale

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    Synthèse de recherches mise en page par A. B.

    A présent, bonne visite de l'intérieur de la Collégiale !

     

    Sitographie :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Sainte-Gertrude_de_Nivelles


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  • 05

    Description de la Collégiale de Nivelles

     * 05 - Description de la Collégiale

    Attraction culturelle phare du Roman Païs en Brabant wallon, la collégiale Sainte-Gertrude de style roman rhénan domine la Grand-Place de Nivelles.

     * 05 - Description de la Collégiale  * 05 - Description de la Collégiale  * 05 - Description de la Collégiale

    Surplombant le tout, un clocher central octogonal abrite les cloches et le carillon, tandis que le célèbre « jacquemart Jean de Nivelles » (Djan Djan) frappe les heures et les demies depuis six siècles au sommet de la tourelle sud...

     * 05 - Description de la Collégiale

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    Mais qui est Jean de Nivelles ?

    Au sommet de la tour sud de la Collégiale Sainte-Gertrude, ce petit jacquemart de caractère local trône en guerrier habillé de plaques de laiton doré et armé d’un marteau. Il rappelle sans doute les guetteurs placés au sommet des bâtiments publics pour signaler l’approche des ennemis. On situe son origine aux environs de 1400, il fut probablement baptisé « Jean de Nivelles » au 17ème siècle. Son nom rappelle celui d’un seigneur de Nivelles qui refusa de marcher contre le Duc de Bourgogne. Malgré l’ordre de son père, il se dérobe à toutes les sommations, d’où la locution populaire « ressembler à ce chien de Jean de Nivelles qui s’enfuit quand on l’appelle ».

    Le cloître attenant au flanc de la Collégiale était entouré des bâtiments abbatiaux aujourd’hui disparus. Il constitue avec la Collégiale les seuls témoins de l’abbaye fondée au 7ème siècle. Autrefois le complexe abbatial bordait les galeries du cloître dont seule la galerie nord a conservé son aspect primitif au 13ème siècle. Les autres ont été reconstruites au 19ème siècle dans un style d’inspiration romane. Actuellement l’hôtel de ville occupe l’ancien complexe abbatial. Le cloître avait un jardin de plantes médicinales et servait de cimetière aux membres de la communauté.

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    La majestueuse collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, longue de 102 mètres, est conçue sur un plan bicéphale : elle comprend deux chœurs et deux transepts opposés, de part et d’autre d’une nef centrale flanquée de bas-côtés.

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    Le terme « collégiale » désigne l’église du « collège » des chanoines et des chanoinesses, ou chapitre, qui, placé sous l’autorité d’une abbesse, a subsisté jusqu’en 1798. Ses origines remontent à l’époque mérovingienne, lorsque Itte d’Aquitaine, l’épouse de Pépin de Landen fonda en 650 une abbaye dont la première abbesse fut leur fille, Gertrude, arrière-grand-tante de Charlemagne.

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    Abbesses, Princesses et Princesse-Abbesses

    • L’abbesse sainte Gertrude décédée en 659 git en la chapelle funéraire dédiée à saint Pierre.
    • Himeltrude (Himiltrude), première épouse de Charlemagne, est inhumée dans la nécropole sous la collégiale de Nivelles.
    • La Princesse Ermentrude, décédée vers l’an 1000, à l'âge de 2 ans, est aussi inhumée à Nivelles. Elle est la petite-fille d’Hugues Capet, roi de France.
    • La Princesse-Abbesse Marguerite de Haynin, née Marie-Marguerite en 1562, fille de Jean de Haynin, chevalier, seigneur de Hainin Wambrechies et Lesquin, et d’Anne d’Ongnies, sœur d’Adrien, gouverneur de Lille. Entrée le 31 août 1594 au noble Chapitre de Nivelles comme chanoinesse, elle y fut ensuite élue Abbesse séculière. Elle décéda à Nivelles le 6 décembre 1623.

    Au fil des siècles, la Collégiale fit l’objet de nombreuses transformations. Elle fut plusieurs fois la proie des flammes et fut gravement endommagée par les bombardements allemands de 1940. A l'occasion de la reconstruction de l’avant-corps occidental, un référendum fut organisé par la ville en 1974. La population choisit alors de remplacer la tour carrée surmontée d’une flèche gothique, présente depuis le 17ème  siècle par une tour romane.

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    Maquettes de la Collégiale

    A gauche, avant le bombardement de 1940 - A droite, telle qu'elle est actuellement

    La collégiale Sainte Gertrude est l’une des plus anciennes et des plus grandes églises romanes d’Europe. Elle est protégée par un arrêté de classement et considérée comme patrimoine exceptionnel.

    Extérieurement, l’ensemble de l’édifice est remarquable par l’harmonie des volumes, par les lignes dépouillées et l’absence d’ornementation.

    Consacré en 1046 par l’évêque de Liège Wazon, en présence d’Henri III, empereur du Saint Empire Germanique, le sanctuaire appartient par son plan bicéphale au style roman rhénan de tradition ottonienne. Il compte deux transepts et deux chœurs opposés.

    Le chœur oriental à chevet plat est surélevé au-dessus d’une crypte à voûtes d’arêtes. Au fond du chœur, une armoire en laiton portée par un édicule en pierre bleue abrite la châsse de Sainte Gertrude.

    Le puissant avant-corps occidental – « westbau » en allemand – comporte un chœur avec abside flanqué de deux portes d’entrées et de deux chapelles tribunes, une vaste salle haute dite « salle impériale » accessible par un escalier de 132 marches, un clocher et deux tourelles d’angle.

    Dans son état actuel, il est le fruit d’une reconstruction (achevée en 1984) consécutive au bombardement de la collégiale en mai 1940.

    Le clocher, rétabli en style roman, abrite un nouveau carillon de 49 cloches.

    La tourelle sud abrite le Jacquemart Jean de Nivelles, datant du début du 15ème siècle.

     * 05 - Description de la Collégiale

    La tourelle nord, appelée « tour Madame », était jadis contiguë au palais abbatial. Les linteaux des portails d’entrée sculptés représentent d’un côté l’archange Saint Michel et de l’autre l’histoire de Samson.

    L’intérieur de la collégiale est de dimensions impressionnantes : plus de 100 mètres de long, plus de 44 mètres de large au transept oriental et 20 mètres de hauteur de plafond dans la nef centrale. La campagne de restauration récente lui a restitué une sobriété remarquable : plafond en bois dans la nef centrale, pierres apparentes, décoration limitée et vitraux modernes. Seules les pièces principales du mobilier de la collégiale accumulé au fil du temps ont trouvé place dans l’édifice restauré. Parmi celles-ci : deux chaires de vérité du sculpteur Laurent Delvaux (1695 – 1778), de magnifiques stalles renaissance, le char qui, depuis le 15ème siècle, est destiné à porter la châsse de Sainte Gertrude, une vierge polychrome du 15ème siècle,…

     * 05 - Description de la Collégiale

    La nef centrale est prolongée par une petite abside à l’est.

    Le cloître a été complètement restauré au 19ème siècle. Seule la galerie nord a gardé son aspect primitif du début du 13ème siècle. Le cloître est tout ce qui subsiste de l’important complexe abbatial qui abritait le chapitre de Sainte Gertrude de Nivelles.

     * 05 - Description de la Collégiale

    Sous le niveau du sol, trois cryptes peuvent être visitées. Deux d'entre elles relatent les fouilles archéologiques et les vestiges des édifices précédents. La troisième est une crypte-halle à trois vaisseaux d'égale hauteur et six travées, véritable église souterraine. Elle se situe sous le choeur oriental et se déploie sur 22 m de long, 10 m 50 de large et surtout 4 m 50 de hauteur ! Des alloirs, galeries voûtées en berceau, qui entouraient le chevet oriental au XIe siècle, permettaient un accès direct à cette crypte aux flux de pélerins qui voulaient s'approcher au plus près des reliques de sainte Gertrude.

     * 05 - Description de la Collégiale

    La crypte sous le chœur oriental, la plus vaste de nos régions, se compose de trois nefs d’égale hauteur voûtées d’arêtes, divisées en six travées par des colonnes octogonales en pierre bleue et deux piliers.

    Le sous-sol

    Le sous-sol archéologique aménagé sous la nef principale de la collégiale permet de visiter les restes d'une chapelle et d'une église mérovingienne (7ème siècle) et de trois églises carolingiennes (9ème et 10ème siècles) cinq églises successives qui ont précédé l’église romane.

    Dans ce sous-sol, on trouve de très nombreux caveaux, qui abritaient, pour certains, d'illustres restes, attestant du prestige de Nivelles. La première église mérovingienne (vers 650) abritait en effet les caveaux funéraires de la première communauté religieuse de l’abbaye de Nivelles.

    La dernière église carolingienne (10ème siècle) contient la tombe d’Ermentrude, petite-fille d’Hugues Capet.

    Les aménagements successifs s’expliquent par le développement du culte de Sainte-Gertrude et l’affluence croissante des pèlerins sur sa tombe.

     * 05 - Description de la Collégiale  * 05 - Description de la Collégiale

    Photo W. Beekaert

    Synthèse de recherches mise en page par A. B.

    Observons plus attentivement l'extérieur de la Collégiale !

    Sitographie :

    http://www.tourisme-roman-pais.be/fr/la-collegiale-sainte-gertrude

    http://www.reflexiste.com/collegiale-sainte-gertrude-nivelles


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