• Ce 29 novembre 2017, nous sommes allés au Zénith de Lille voir le spectacle de

    Serge Lama

     * Serge Lama

    Après une tournée triomphale à travers toute la France pour célébrer ses 50 ans de carrière, Serge Lama reprend la route, dès l'automne 2017, avec la tournée JE DÉBUTE.

    « Je débute » exprime l’impression que Serge Lama ressent tous les soirs quand il monte sur scène. Assez tôt dans sa carrière, à chaque nouveau disque, à chaque nouvelle tournée, il a eu l’impression de tout recommencer à zéro. Depuis son tout premier spectacle, il débute ! Ça n’a jamais cessé depuis. Il débute et redébute sans cesse. Plus le temps passe plus il a le trac, car il est conscient que ce n’est pas normal de chanter seul devant des milliers de personnes, et pourtant il a du mal, en fin de spectacle, à quitter le public…

    Serge Lama partage les petites pépites de son dernier album, « Où sont passés nos rêves », sans doute l’un des meilleurs de sa carrière, mais également les plus grands standards qui ont jalonné une carrière hors du commun. Serge Lama n’est pas seulement un auteur intemporel, mais il est également l’un des derniers grands interprètes de sa génération.

     * Serge Lama

    Serge Chauvier dit Serge Lama, né le 11 février 1943 à Bordeaux. Chanteur français, interprète, il est aussi parolier pour lui-même et d'autres artistes et parfois comédien.

    Il a fêté ses 50 ans de carrière à l’Olympia au début de 2014. Il fait partie des chanteurs les plus populaires depuis la fin des années 1960. Ses vingt-deux albums studio et ses neuf albums live totalisent près de douze millions d'exemplaires vendus.

     * Serge Lama

    Ce soir, Serge Lama nous a fait partager de grands moments de bonne humeur et d’émotions. Il nous a interprété de façon magistrale la plupart de ses grands tubes, dont « Les Ballons rouges », « D'aventures en aventures », « Je suis malade », « Les P'tites Femmes de Pigalle », « Les Glycines », « L’Algérie », « La chanteuse a vingt ans », « Femme, femme, femme » ou encore « Marie, la Polonaise », mais aussi quelques chansons plus récentes.

    Son répertoire (quelques 400 chansons mélancoliques et 10 ou 12 chansons gaies) repose sur des textes d’une grande densité et des musiques dues à une pléiade de compositeurs de renom comme Yves Gilbert, Pascal Obispo, Alice Donna, Patrick Bruel, Christophe Maé, Adamo, Gérard Lenorman ou Calogero. Le chanteur a aussi travaillé avec Maxime Le Forestier, Carla Bruni ou encore Julien Clerc.

    Serge Lama est pour moi un artiste exceptionnel. Son récital de 2 heures était grandiose ! Un concert fantastique avec d'excellents musiciens : un orchestre dirigé par la baguette magique de son ami Sergio Tomassi, à qui il a rendu hommage, la présence de quatre musiciennes aux cordes et de deux choristes masculins, des jeux de lumières inondant la scène. Le travail de toute une équipe !

    Un public « du Nord » comme l'artiste l'attendait pour vaincre son trac.

    Une « standing ovation » pour terminer après deux rappels.

    En pleine promotion de son nouvel album, Serge Lama a eu la douleur de perdre celle qui partageait sa vie depuis plus de quarante ans, Michèle. Emportée par un AVC foudroyant à l'âge de 71 ans, la muse et épouse du chanteur est morte le 25 octobre à son domicile de Romilly-du-Perche. L'artiste avait rencontré sa femme en 1969 et l'avait épousée en 1991. Elle était à la fois sa femme, sa mère et sa meilleure amie. Il lui avait aussi confié toute la gestion matérielle de sa vie.

    Professeur de droit public à l'université de Grenoble après avoir été maître de conférences à l’Université Paris Nanterre et membre du Centre de recherche et d'études sur les droits fondamentaux, du Centre de théorie et d'analyse du droit, Serge Lama est principalement connu pour son militantisme en faveur du droit des étrangers. Il intervient fréquemment dans le débat public sur cette question.

    A. B.

     CLIPS VIDÉOS de SERGE LAMA enregistrés au Zénith de Lille, le 29 novembre 2017

    (filmés par mon épouse)

     

    Chansons d'autrefoishttps://youtu.be/mDas2azgVFI
     
     
                    Chez moihttps://youtu.be/-_yvERA80EA
     
     
                    D'aventures en aventureshttps://youtu.be/klHqvNpQris
     
     
                    Vivre tout seulhttps://youtu.be/I7fCUaA7jlA
     
     
                    Bordeauxhttps://youtu.be/sFJGSgG0E7s
     
     
                    L'Algériehttps://youtu.be/44d5Gl0hDHQ
     
     
                    Marie la Polonaisehttps://youtu.be/n0mTG1Bvirc
     
     
                    Lettre à mon filshttps://youtu.be/v3H9N_t1-zA
     
     
                    C'est mon ami, mon maîtrehttps://youtu.be/aYgIe1qzOvQ
     
     
                    Une îlehttps://youtu.be/eqiTgvDtrOE
     
     
                    Les muses : https://youtu.be/h02ntWE3oIs

     


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  • Visite du Musée de Flandre à Cassel - Département du Nord - France

    Nos photos personnelles

    1. Exposition "La Figure, reflet de l'âme"

    " Incarner le divin "

         * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  

    Noli me tangere

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Vierge à l'enfant

    " Le portrait d'apparat "

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Le mystère demeure à plus d'un titre concernant cet enfant : son identité tout d'abord n'est à ce jour pas dévoilée. D'après son riche costume, composé d'une fraise en dentelle à l'aiguille et d'une jaque dont la manche est surmontée d'un manteau à manche flottante, il s'agit certainement d'un prince de sang noble, d'environ quatre ou cinq ans.Le réalisme de ses traits, si ce n'est l'oreille qui paraît au contraire esquissée, ses grands yeux bruns ou son nez en trompette témoignent du talent de l'artiste. mais l'attribution reste en suspens : le catalogue des collections du Musée des Beaux-Arts de Dunkerque de 1870 mentionne le nom de Cornelis de Vos. Certains historiens de l'art ont également été tentés d'y voir la main de Frans Pourbus le Jeune.

    Tête d'enfant (Artiste inconnu) - Affiche de l'exposition (Photo A.B.)

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso          * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

                                                                               Portrait d'homme (Adriaen Thomasz Key)       Portrait de femme (Frans Pourbus le Vieux)

    (Photos Francine G. - Clio)

    Le portrait d'homme, ci-dessus, est caractéristique de la production d'Adrien Thomasz Key : c'est d'abord la précision quasi-photographique de la représentation qui interpelle. Chaque ride, chaque poil de barbe, chaque cheveu sont traités avec une extrême minutie, donnant une impression d'ensemble ultra-réaliste. Pour servir cette image, le cadrage est très resserré, offrant une vision plutôt austère de ce bourgeois anonyme. Le costume très strict s'inscrit dans la mode de cette seconde moitié du 16ème siècle. Le visage, vu de trois-quarts, se détache sur un fond sombre, où seuls les carnations, les cheveux et la fraise en taffetas, oscillent entre des nuances de gris et une blancheur immaculée.

    " Le portrait bourgeois "      (Photos Francine G. - Clio)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Portrait de Ferdinand d'Autriche (Antoon van Dijck)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

      Portrait de femme (David Teniers le Jeune)

    " Les études de têtes "    (Photos Francine G. - Clio)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     

    Portrait d'Henriette Marie de France (Frans Pourbus le Jeune)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  

                 Tête d'homme (Frans Floris I)                 Portrait d'un home (Jan van de Venne)         Tête de vieillard (Frans Floris I)                Tête de vieillard (Antoon van Dijck)

    " Les portraits de genre "    (Photos Francine G. - Clio)

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     La "dispute" des quatre "Apôtres"

    Les Évangélistes sont représentés ici avec leur attribut :

    coin inférieur droit : l'homme ailé ou l'ange représente saint Matthieu,

    coin supérieur droit : l'aigle désigne saint Jean,

    coin supérieur gauche : le taureau représente saint Luc

    coin inférieur gauche : le lion (souvent ailé) saint Marc

    En haut et au centre, la colombe représente l'Esprit-Saint.

     Par le signe qu'il effectue de sa main gauche, saint Jean montre qu'il est un initié.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     

     

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso   * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso   * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

             Les joueurs de cartes (Gillis Van Tilborgh)                                 Les joueurs de cartes (Théodore Rombouts)                             Le joueur de luth (Théodore Rombouts)

    2. Collections permanentes du musée

    Section "Pouvoir et justice"

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Représentation des quatre vertus cardinales (Photos A.B.)

    La Prudence (un miroir et un serpent), la Tempérance (deux récipients avec l'eau passant de l'un à l'autre), la Force (un glaive) et la Justice (une balance)

    Section "Soumission et colère"

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Scènes représentant différentes batailles ou sièges de villes (Photos Francine G. - Clio)

    Section "Entre terre et ciel"

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Vue du Château de Mariemont - (Photos Francine G. - Clio)

    Section "Mesure et démesure"

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Schijtmanneke - (Photo A. B.)

    3. Le Musée récemment rénové (Photos de Francine G. - Clio)

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     Façade arrière du bâtiment rénové

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso  * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    Cour intérieure

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso   * Exposition "La figure, reflet de l'âme" - photos perso

    La façade principale

    Mise en page : A. B .


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  • Entre Lille et Dunkerque, Cassel est un superbe bourg planté au sommet d'une colline, rare monticule dans un pays plat comme la main. En son centre se trouve le somptueux Musée de Flandre, ouvert en 2010, premier du genre consacré uniquement à la richesse culturelle de la Flandre des deux côtés de la frontière. Installé dans un ancien palais du 16ème siècle, dont la vue sur la plaine est époustouflante, le musée présente un panorama significatif de la peinture flamande.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Le Musée de Flandre (Photo Francine G. - Clio)

    Nous en connaissions l’existence, mais lors de nos visites précédentes à Cassel, le musée était en pleine rénovation.

    Ce dimanche 19 novembre 2017, nous sommes retournés à Cassel, au musée de Flandre voir l’exposition

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    « La figure, reflet de l’âme »

    Le musée départemental de Flandre, situé à Cassel, 26 Grand-Place en France, à un jet de pierre de la frontière et de notre domicile, propose jusqu’au 1er avril 2018, en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Dunkerque, une nouvelle exposition, un parcours qui nous a permis de découvrir l’évolution de la représentation de l’être humain par quelques peintres flamands

    Le seul musée consacré uniquement à mettre en lumière la richesse de l’identité culturelle flamande se trouve, paradoxalement, de l’autre côté de la frontière dans le nord de la France, à Cassel !

    L’Hôtel de la Noble Cour, une ancienne châtellerie entièrement restaurée, abrite le musée départemental du Nord. Ce très beau musée, qui a rouvert il y a sept ans, propose, en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Dunkerque, une nouvelle exposition qui ne se réduit pas au genre du portrait.

    À l’ère où le « selfie » est devenu une mode, cette exposition nous invite à réfléchir sur le visage et sa représentation par des peintres flamands aux 16ème et 17ème siècles. Que les allergiques au portrait se rassurent, cette exposition ne se penche pas uniquement sur ce genre, mais plus largement sur la représentation humaine dans la peinture flamande !

    Incarner le divin

    En préambule, les visiteurs sont appelés à découvrir la nouvelle acquisition du musée, une huile sur bois maniériste : « L'arrestation du Christ », une œuvre significative du courant anversois et attribuée au « Maître de 1518 » identifié comme étant Jan Mertens van Dornicke. Cette œuvre constitue le point de départ de l’exposition : « Comment incarner le divin ? ».

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Malgré les Dix Commandements qui interdisent à l’être humain de dresser des effigies à l’image de Dieu, le Christ a été très tôt représenté. Cette première œuvre nous fait entrer dans le vif du sujet : quels traits les peintres flamands ont-ils choisi de donner au Christ ? En effet, l’exposition s’intéresse tout d’abord à la figure du Christ, dont les traits sont immédiatement reconnaissables, contrairement à la plupart des personnages bibliques et mythologiques, identifiables grâce à leurs attributs.

    Malgré la fureur iconoclaste de la Réforme visant à détruire les images de Dieu et des saints pour éviter d’en faire des idoles, ils sont quelques-uns à oser incarner le divin. De rares sources existent, comme la lettre (finalement apocryphe) de Lentulus, gouverneur de Judée avant Ponce Pilate ou l’Évangile selon saint Jean.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Le peintre flamand du 15ème siècle Albrecht Bouts fait ainsi de son « Christ couronné d’épines », un homme pâle, aux cheveux bruns bouclés et à la barbe évanescente. Ce tableau fera l’objet de nombreuses répliques.

    Mais comment distinguer les Saints ou les personnages de la mythologie ? Les artistes ont eu recours à une codification précise qui s’exprime à travers des attributs. Jupiter apparait par exemple avec un aigle et Junon avec un paon.

    Quittant la sphère religieuse, le propos s’arrête ensuite sur le portrait d’apparat et les œuvres de Frans Pourbus, son meilleur représentant. Ici, point de liberté mais la recherche d’un « hyper-réalisme » à la manière photographique. On se base sur le modèle. Le visage a un poids : il sert à diffuser l’image du prince à ses sujets, à perpétuer son souvenir ou... fournit des informations physiques en vue d’un prochain mariage.

    Le parcours aborde ensuite le portrait des nobles, entre valorisation du pouvoir et ressemblance avec le modèle, dont le nom ne nous est pas toujours parvenu. Ainsi, l’identité du jeune garçon, qui figure sur l’affiche de cette exposition, demeure un mystère, malgré les nombreuses recherches des commissaires !

    Dès le début du 15ème siècle, les bourgeois, fiers de leur statut social, imitèrent cette pratique, comme l’autoritaire dame âgée, accompagnée de son chien, magnifiquement portraiturée par Frans Floris I en 1558. Comme les souverains, les bourgeois demandent rapidement à avoir leur portrait. Les premières représentations seront réalisées sur des retables d’église, c’est le cas de « M. et Mme Leys, bouchers », peints par le Bailleulois Jan De Reyn. Sur un fond volontairement sombre, rides, poils de barbe ou cheveux sont traités avec une extrême minutie.

    La dernière section détaille la pratique par les peintres flamands de l’étude de tête et montre comment un même modèle pouvait être repris dans différents tableaux. Le sourire édenté, les yeux révulsés, le nez rouge, « La Rieuse » de Van de Venne n’inspire pas la joie mais la misère de sa condition. Le visage sert, cette fois, à dépeindre, voire critiquer une réalité sociale.

    En quelque cinquante œuvres, dont la plupart issues du musée des Beaux-Arts dunkerquois, l’on redécouvre la richesse du visage et sa faculté à nous ouvrir l’au-delà.

    A travers une cinquantaine d’œuvres on découvre l’évolution de la représentation de l’être humain qu’il soit réel ou imaginaire que ce soit le christ, un roi, un riche bourgeois, un enfant ou un vieillard.

    Depuis les Primitifs, les peintres flamands se caractérisaient par un réalisme sans concession, mais aussi, et peut-être surtout, par un réel talent de physionomiste pour précisément faire surgir à la surface de la peau, l'âme du modèle.

    Lien vers nos photos personnelles

    Le portrait d’apparat

    Outre la figure du divin, un autre but du portrait était de diffuser largement l’image du prince et de perpétuer son souvenir, il sert aussi à fournir des informations sur le physique des époux potentiels en vue d’un mariage. C’est le cas du portrait d’apparat.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Un exemple classique est ce « Portrait de Ferdinand d'Autriche » peint par Antoon van Dyck.

    Frans Pourbus le Jeune est un des meilleurs représentants du genre. On peut aussi admirer le « Portrait d’Henriette-Marie de France », saisissant de réalisme.

    Juste à côté une tête d’enfant qui sert aussi d’affiche à l’exposition. Ce portrait est entouré de mystère, on ignore l’identité de cet enfant âge de 4 ou 5 ans et dont le riche costume indique qu’il s’agit certainement d’un prince de sang. Le réalisme de ses traits, si ce n’est l’oreille qui parait esquissée témoignent du talent de l’artiste qui est aussi demeuré inconnu.

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    Le portrait bourgeois

    Si le droit de se faire portraiturer fut réservé durant des siècles aux saints et aux souverains, dès le début du 15ème siècle ce privilège s’ouvre également aux bourgeois. Ils apparaissent d’abord en tant que donateurs sur les retables d’églises dont le sujet concerne un épisode religieux. Dans la seconde moitié du XVIème siècle les règles très strictes en matière d’habillement et d’étiquette sont reprises à grande échelle dans les anciens Pays-Bas.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Ainsi sur ces « Trois têtes masculines » de Frans Pourbus le Jeune, on est frappé par la précision quasi-photographique de la représentation. Chaque ride, chaque poil de barbe ou chaque cheveu sont traités avec une extrême minutie.

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    Les études de têtes

    A la fin du 16ème et au début du 17ème siècle, Rubens, Van Dyck et Jordaens exécutent aussi des études de têtes. L’objectif est de constituer un catalogue dans lequel leurs collaborateurs pourront puiser pour réaliser des compositions religieuses ou mythologiques. Ces modèles sont pour la plupart issus de l’entourage proche du peintre. Ainsi cette tête d’un homme barbu attribuée à Antoon van Dyck qui est exceptionnelle avec un regard d’une rare intensité. Ce portrait, comme le dit le titre de l’exposition, est le reflet d’une âme.

      * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Tête d'un homme barbu. A ce jour, l'attribution à van Dyck de ce panneau n'a pu être confirmée. Mais le traitement exceptionnel de ce visage et plus particulièrement de ce regard d'une rare intensité, suggère la main d'un grand artiste. L'identité du sujet demeure un mystère. Van Dyck réutilise ici la figure de l'homme âgé, motif de prédilection en peinture. Pourquoi ce type de personnage en particulier ? Parce qu'il peut être tour à tour apôtre, prophète, roi biblique ou dieu fleuve. La tête soutenue par une main, ce regard tourné vers le ciel, le départ de ce drapé rouge pourraient évoquer un saint, Jérôme, l'un des premiers sujets religieux exécutés par Van Dyck en 1615 certainement d'après des oeuvres de Rubens.

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    Les portraits de genre

    Enfin, la dernière section explore le portrait de genre. Dès le début du 16ème siècle, Pieter Breughel l’Ancien et surtout son fils Pieter Breughel le Jeune en sont les spécialistes : jeux, intérieurs de taverne où l’on boit et où l’on fume, joueurs de carte ou de musique. Adriaen Brouwer ou David Teniers le Jeune mettent en scène paysans ou artisans dans des compositions chargées de retranscrire leur quotidien. Le sourire édenté, les yeux révulsés, le nez rouge, « La Rieuse » de Van de Venne n’inspire pas la joie mais la misère de sa condition. Le visage sert, cette fois, à dépeindre, voire critiquer une réalité sociale, aux antipodes du portrait d’apparat ou bourgeois.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    La Rieuse. Sous le nom "Pseudo-van de Venne" furent regroupés un certain nombre de tableaux attribués à Jan van de Venne, mais c'est seulement en 1978 que Jacques Foucart l'a définitivement identifié. Il serait né à Malines vers 1604. Il se spécialise dans les scènes de genre et les têtes d'expression caricaturales. C'est sous le prisme d'un réalisme sans concession que nous apparaît ce portrait de femme. Le sourire édenté, les yeux révulsés, les rides profondes, le nez rouge témoignent du poids des années et de la misère de sa condition, aux antipodes du portrait de cour ou bourgeois.

    Cette jolie exposition étant de taille modeste, nous avons pu profiter de cette occasion pour découvrir la présentation repensée des collections permanentes et les huit œuvres déposées à Cassel, par le musée des Beaux-Arts de Dijon, pour une durée d’un an.

    Le musée départemental de Flandre vient d’acquérir une œuvre impressionnante de Simon de Vos, peintre anversois qui s’est illustré à la fois dans les scènes de genre et les portraits.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Dans cette « Scène galante », les deux personnages principaux sont représentés pratiquement grandeur nature, ce qui leur confère une présence imposante. Le traitement des visages, le rendu des émotions sont particulièrement bien représentés.

    Ce portrait de très belle qualité, représentatif du mouvement baroque vient enrichir les collections du musée en lien avec la thématique de la gourmandise. Nous avons pu le découvrir dans la salle n° 8 (la cuisine) du parcours permanent du musée. 

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    L’exposition « La figure ou le reflet de l’âme » se visite au musée départemental de Flandre, 26, Grand-Place à Cassel jusqu’au 1er avril 2018, du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, le dimanche de 10h à 18h. 

    Présentation générale du musée

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

     

    Le Musée de Flandre - (Photo Francine G. - Clio)

    Le musée est situé à Cassel, petite ville étonnante, à mi-chemin entre Lille et Dunkerque, proche de la frontière belge et du pays de Marguerite Yourcenar. Moins de 3000 habitants vivant dans cette ville ancienne, perchée sur une colline escarpée, à 176 m d’altitude, le point le plus élevé de la région. Quand on y arrive, on traverse d’abord un hameau appelé « Petit Bruxelles », et, ensuite, apparaît la route pavée et sinueuse comme une route de montagne qui mène au sommet à une place bordée de maisons séculaires. De Cassel, on domine toute la plaine. Et, du nouveau musée, on découvre les grandes étendues flamandes et leurs ciels infinis de lourds nuages, exactes copies des paysages des tableaux flamands.

    Lien vers nos photos personnelles

    La ville a une longue histoire et des traditions bien ancrées. C’est à Cassel que Louis XIV a remporté la victoire décisive sur les Pays-Bas et récupéré la Flandre en 1677. C’est à Cassel et, tout proche, à Steenvoorde, qu’ont surgi la révolte des villes flamandes au début du 15ème siècle et, ensuite, la révolte des Gueux en 1566. C’est à Cassel que le maréchal Foch établit son Q.G. d’octobre 1914 à avril 1915. Le nouveau musée de Flandre a d’ailleurs dû incorporer une salle à la gloire du maréchal, même si elle paraît étrange dans un parcours consacré à la Flandre ! Car les habitants de Cassel tenaient à ce qu’on garde le souvenir du passage du héros de la Grande guerre.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Statue du Maréchal Foch sur le Mont Cassel

    Le projet de musée est né il y a treize ans et a dû vaincre bien des obstacles pour se réaliser. Le département du Nord joua le rôle décisif pour un musée qui a coûté jusqu’ici 7 millions d’euros, auxquels s’ajoute 1,5 million pour construire des réserves, 1,2 million depuis 2007 pour l’achat d’œuvres d’art et 0,5 million pour la restauration d’œuvres. Une somme très importante pour un musée qui vise 50 000 visiteurs par an.

    Le musée s’est installé dans l’Hôtel de la Noble-Cour, siège de l’ancienne châtellenie fondée en 1218 par Jeanne de Flandre (La châtellenie est au Moyen Age l’unité la plus petite du découpage administratif. Elle désigne le territoire sur lequel le maître du château exerce ses droits liés, à Cassel, aux moulins présents). Le bâtiment date du 16ème siècle et fut classé monument historique en 1910. La rénovation a demandé deux ans de travaux et un démontage complet et délicat, car, disaient les architectes, « la dame est âgée et fragile ».

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

     

    Le Musée de Flandre - (Photo Francine G. - Clio)

    La façade avant (photo) est de style maniériste italien alors que l’arrière, avec ses briques et ses volets rouges, est typiquement flamand. De la cour et du jardin, on a une vue superbe sur la plaine flamande. La cour servira aussi à des spectacles tandis que le jardin sera fait d’une collection d’espèces végétales de la région. A l’intérieur, on trouve des boiseries anciennes, diverses, et un style hétéroclite.

    Le musée de Flandre a tiré parti de tous les mélanges auxquels il était confronté : un bâtiment ancien d’époques variées, des collections diverses incluant un cabinet de curiosités, des tableaux et des meubles. Le visiteur est alors invité à un parcours dans une muséographie élégante à travers les salles, les genres et les époques qui parlent du « génie » flamand et de ses caractéristiques : esprit frondeur, paysages, religiosité, dérision. Les pieds dans la boue et la tête dans l’infini du ciel.

    Le parcours, ni chronologique, ni thématique, est basé sur quatre binômes censés exprimer la Flandre.

    Le premier chapitre, « Soumission et colère », rappelle les affrontements fréquents avec les pouvoirs. On y voit des tableaux anciens de la bataille de Cassel ou l’énorme tableau académique sur les Casselois face à Philippe le Bon, plongés dans la tempête et les marais. Un tableau de 6 x 3 m qui fut peint par Francis Tattegrain en 1887. Il avait planté son immense toile au milieu des dunes à Berck plage !

    Le volet « Entre terre et ciel » est centré sur la dévotion et le paysage avec, entre autres, un beau primitif flamand récemment acquis qui se trouvait au 15ème siècle dans l’église Notre-Dame de Termonde où l’on voit le donateur Joos Vandendamme, les yeux clos signifiant sa mort. Un tableau rare avec cette iconographie et qui, de plus, a conservé son cadre d’origine. On découvre aussi un « Saint-Christophe » de Joachim Patinier (avec peut-être Quentin Metsys), et d’autres tableaux intéressants.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    « Saint-Christophe » de Joachim Patinier

    Dans chaque salle, il y a aussi des œuvres contemporaines qui ouvrent la réflexion et qui ont été réalisées parfois spécialement pour le musée, comme ce superbe tableau de Thierry De Cordier. Un tableau de « verdure folle », qu’il sous-titre, « Lors la beauté s’enfuit », où on distingue un trou noir dans la verdure à côté d’une illumination, le néant et la lumière.

     * Exposition "La figure, reflet de l'âme"

    Le chapitre « Mesure et démesure » reprend un cabinet de curiosité avec ses pièces paléontologiques diverses à côté d’un Panamarenko et de deux hiboux de Jan Fabre, exprimant « les messagers de la mort décapités ». Il est frappant de revoir des œuvres de Fabre, De Cordier ou Van Caekenberg dans un tel contexte, qui montre bien la parenté que ces artistes entretiennent avec l’histoire de l’art flamand.

    Enfin, le dernier chapitre parle de « l’ostentation et la dérision », autres caractéristiques flamandes, selon le musée, avec par exemple une grande statue du « Schijtmanneke », un homme déféquant. Leo Coppers y a déposé une œuvre faite d’un tas de lingots d’or, dont on ne sait s’ils sont vraiment faux et l’artiste a volontairement laissé un lingot sur le sol, sans protection, pour tenter le diable ! On retrouve là les doubles des deux géants de Cassel, Reuze-Papa et Reuze-maman, auxquels tiennent les habitants.

    Au final, le musée a réussi à donner une image variée et non caricaturale de la culture flamande, en profitant de quelques belles pièces de ses collections.

    Ce musée est le seul à se consacrer uniquement à la mise en lumière de l’identité culturelle de la Flandre, déclinée à travers une collection pluridisciplinaire présentée de manière originale, mêlant une grande richesse d’œuvres et objets d’art, ancien et contemporain.

    Il n’est en rien un outil de propagande. C’est une initiative du département du Nord, en France, qui a massivement investi dans un lieu chargé d’histoire et de riches collections. Car la France a aussi sa Flandre : la Flandre intérieure et la Flandre maritime, à la frontière belge, de Lille à Dunkerque.

    Ce musée ne se contente pas de la Flandre française mais ouvre les frontières et parle de toute la Flandre, mais il se situe en dehors de toute récupération politique. Il n’est pas lié à nos problèmes belges, ni porté par une revendication identitaire régionaliste ou linguistique. Mais, bien sûr, pour chaque objet, chaque cartel a des explications en français et néerlandais, et l’équipe du musée s’est mise à l’étude intensive du néerlandais !

    Guy Duplat & Sandrine Vézillier

    Propos retravaillés et synthétisés par A. B.

    Références :

    http://deredactie.be/cm/vrtnieuws.francais/magazine/1.3083470

    http://www.lalibre.be/culture/arts/le-musee-de-flandre-mais-en-france-51b8c33ee4b0de6db9bd2d63

    http://www.lefigaro.fr/voyages/2012/04/10/03007-20120410ARTFIG00534-voir-le-nord-en-peintures.php


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  • Au Marché de Noël et du Livre à Esquelbecq

    Avec le début du temps de l’Avent les chants de Noël et les cloches commencent à tintinnabuler un peu partout et les enfants écrivent déjà de longues litanies à l’attention de notre bien aimé Père Noël…

    La commune d’Esquelbecq, l’association « Esquelbecq, Village du Livre » et l’ensemble des acteurs locaux ont souhaité pour la septième année consécutive prêter main forte à ce charmant vieux monsieur en proposant son, désormais traditionnel, Marché de Noël et du Livre, afin de perpétuer la tradition séculaire de Noël... et parce qu’un événement tel que celui-ci doit plaire à toute la famille...

    * Marché de Noël à Esquelbecq

    Tout avait été mis en œuvre pour réjouir petits et grands !!!

    Ce dimanche 19 novembre 2017, nous sommes allés redécouvrir le village d’Esquelbecq non plus sous les rayons de soleil estival mais tandis qu’il se pare une nouvelle fois de ses plus beaux atours afin de faire revivre la magie de Noël.

     * Marché de Noël à Esquelbecq  * Marché de Noël à Esquelbecq

    Cette édition 2017 se voulait, à nouveau, riche d’authenticité, de chaleur, de générosité et d’animation.

     * Marché de Noël à Esquelbecq * Marché de Noël à Esquelbecq * Marché de Noël à Esquelbecq

    Photos F. G. (Clio)

    En ces temps festifs, les organisateurs souhaitaient faire réapprendre l’art du « bien manger » ... Afin de satisfaire les palais les plus délicats ils avaient sélectionné des artisans venus notamment de Champagne, de Pays de Loire mais également de notre belle région flamande.

    Au détour des allées élégamment décorées, il y avait de quoi satisfaire nos papilles gustatives : des spiritueux de Noël, du foie gras, des gaufres et bien d’autres mets tous plus appétissants les uns que les autres.

    Tout le long de notre balade nous pouvions également profiter des stands de vin chaud, de croustillons, de crêpes et autres chocolats chauds….

    A l’occasion de ces deux journées exceptionnelles les restaurateurs du village ("Le Bon Coin", "la Chèvre Book’in", "le Bistrot de l’Amitié", "le Gîte des Roses"…) ainsi que la "Friterie Esquelbecquoise" proposaient une restauration de qualité à table ou à emporter...

    Mais que serait un Noël sans les livres...

    Esquelbecq, reconnu « Village du Livre », propose par le biais de l’association « Esquelbecq, Village du Livre » un marché aux livres... de Noël.

    Une dizaine de bouquinistes étaient présents afin de proposer un large panel de littérature : livres anciens, bandes-dessinées, littérature classique, livres de poche, livres de voyage, vieux papiers...

    * Marché de Noël à Esquelbecq

    C’était aussi pour nous l’occasion de prévoir quelques cadeaux de Noël grâce à l’aide de professionnels qui savent nous aiguiller dans nos choix...

    Pour la circonstance, les bouquinistes et libraires installés à l’année sur le village avaient ouvert leurs chaleureuses échoppes !

    Durant tout ce week-end de nombreux artistes et artisans ont proposé de petits cadeaux de belle facture tels que des bijoux, des décorations de table, des jouets en bois, des cartes de Noël...

    * Marché du Livre à Esquelbecq

    Tout un tas de petits présents qui rendent nos fêtes encore plus magiques !

    De nombreuses animations avaient été prévues afin de ravir petits et grands : manèges de Noël, promenades à dos d’ânes, la venue (un peu en avance) du Père Noël, une pêche au canard, une tombola, un stand de maquillage pour enfants…

    * Marché de Noël à Esquelbecq

    * Marché du Livre à Esquelbecq * Marché du Livre à Esquelbecq

    Nous sommes ainsi entrés dans l’esprit de Noël… avec de belles animations…

    * Marché du Livre à Esquelbecq 

    Ce dimanche 19 novembre dans l’après-midi, nous avons découvert les mélodies entraînantes de l’Orgue Paul Florein qui déambulait parmi les différents lieux du marché.

    * Marché du Livre à Esquelbecq * Marché du Livre à Esquelbecq

    Vers  15 h 30, la chorale du club des aînés a proposé quelques chants de Noël dans l’église Saint Folquin.

    A 16 h, ce fut le concert de l’ensemble DIA’TONIC, chorale de Bierne dans l’église Saint Folquin.

    * Marché de Noël à Esquelbecq

    Et, à 17 h, nous avons assisté à la descente du Père Noël "en rappel" du clocher de l’église, mise en lumières par Médiascène.

     * Marché du Livre à Esquelbecq * Marché du Livre à Esquelbecq

     Vidéo réalisée par F. G. (Clio) : "Le Père Noël arrive à Esquelbecq" en rappel depuis la tour de l'église.

     

    * Marché du Livre à Esquelbecq * Marché du Livre à Esquelbecq

    * Marché du Livre à Esquelbecq

    Au cœur du marché de Noël et du livre qui se tenait dans l’espace culturel « Jean-Michel Devynck », sur le parking et à la salle de la Chênaie, nous avons également vu déambuler de magnifiques mascottes de Noël.

    * Marché de Noël à Esquelbecq

    Photo F. G. (Clio)

    Cette merveilleuse journée ensoleillée s'est terminée par un beau feu d'artifice :

     Vidéo réalisée par F. G. (Clio)

    A. B.


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